Stress & émotions : 3 astuces

Stress & émotions : 3 astuces

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La prise de conscience est indispensable et elle se travaille contre le stress et les émotions car notre cerveau est passé maître pour intervenir en mode automatique. La respiration dont je vous ai parlé et la connaissance des 5 types d’ondes cérébrales vous permettront de “visualiser” leur principe.

Voyons cela plus en détail.

Première astuce : être détective de ses émotions & de son niveau de stress

cerveau de l'émotion
 

Précision sur le stress émotionnel

Nous sommes des êtres émotionnels. Même si cela en fera sourire plus d’un, notre vie étant à 90% voire 95 % ,voire 99% inconsciente, la part émotionnelle – même -chez les plus rationnels, est prépondérante. Dans un monde de concurrence exacerbée, où le stress est lui aussi en forte hausse, celui qui réussi à convaincre travaille son intelligence émotionnelle. Il se connecte à son interlocuteur et connait ses modes de fonctionnement pour mieux communiquer avec lui. Attention à la manipulation !

Le stress en est une conséquence et un événement normalement ponctuel.  Il est destiné initialement à nous protéger d’un danger par la production d’adrénaline, de noradrénaline et de cortisol. Cette réaction chimique générée à partir des émotions en tant que tel se manifeste dans notre corps. Elle produit alors de l’énergie pour déclencher un mouvement : la fuite, le combat, la simulation de mort destinée à démotiver le prédateur auteur de la situation.

Le stress et les émotions : des phénomènes chimiques

Toute émotion négative produit ce type de réaction inconsciente. Ce processus chimique complexe est issu de deux parties du cerveau : le reptilien (ou cervelet) et le limbique. Ces deux parties de notre cerveau prennent beaucoup de place dans l’océan de nos connexions neuronales. Normal, le premier est destiné à la survie, au fonctionnement de tout nos organes, de notre système nerveux, de la température, de la circulation sanguine. Le second à aussi un rôle de survie. Il gère par ailleurs d’autres aspects comme le sommeil, le comportement alimentaires et la digestion, le comportement sexuel, la mémoire (coller une émotion à un travail de mémorisation optimise celle-ci de manière très efficace). Il s’occupe également du système olfactif.

Quoi qu’il en soit, même si les émotions négatives déclenchent du stress, elles sont utiles ! Ce sont de véritables indicateurs internes, qui doivent nous guider lorsque on en comprend le fonctionnement. D’où l’indispensable besoin de les accueillir pour les reconnaître. Nous nous laissons trop souvent envahir par elles et devenons alors victimes de leurs excès. Voici comment les appréhender, comment les accueillir pour tout d’abord les conscientiser.

Face au stress, faisons-nous confiance, soyons dans la vigilance de nous mêmes

Notre mission si nous l’acceptons est de faire le constat des émotions lorsqu’elles arrivent. Rappellez-vous cette scène d’itinéraire d’un enfant gâté entre Belmondo & Anconina où l’un apprend à ne pas être surpris à l’autre. Pourquoi ? Parce que c’est simplement notre passé qui se manifeste au travers de nos propres blessures, croyances, conditionnements, issus des 6 premières années de notre vie. Le cerveau est alors totalement disponible et vierge. Dans un but de survie, et afin de nous protéger de situations qui pourraient se reproduire, les deux parties du cerveau dont on a parlé ci-dessus vont imprimer et graver les informations émotionnelles reçues dans notre mémoire. Plus les événements vécus ou ressentis auront eu d’impact sur nous plus la mémoire sera marquée (rappellez-vous ci-dessus le rôle émotionnel joué dans le processus de la mémorisation). Ce besoin viscéral de nous protéger comporte un avantage et un inconvénient. Le sens de cet avantage est de signaler tout danger. L’inconvénient c’est l’incapacité totale du cerveau reptilien à faire la nuance entre un réel danger de mort et une simple problématique relationnelle. En même temps, ce n’est pas son job !

Notre système HD est rayé !

En sachant cela, on comprend qu’en fait c’est juste notre disque dur interne qui est réellement rayé. En cas de relation compliquée, de malentendus, de non-dit, de mésentente, de stress, de tension non évacuée, notre cervelet nous ressert systématiquement cette information de risque de survie comme un bon robot non-apprivoisé. Un automobiliste passe devant vous alors qu’une ligne blanche vient de remplacer les pointillés ? Votre cerveau reptilien dans son analyse prend ça un danger de mort, tout particulièrement si vous avez été marqué étant enfant par une blessure profonde. D’où votre réaction de peur et de stress. Même s’il n’a pas eu de comportement dangereux à votre égard car il a bien fait attention en se rabattant, son comportement a déclenché en vous de la peur et du stress car votre croyance est : dépassement de ligne blanche = danger.

petits pas
           

 Vous n’êtes pas cette blessure ni cette émotion !

L’enjeu réel est d’écouter cet enfant intérieur qui à souffert par le passé et qui est toujours présent en nous. Sachons-le reconnaître et supprimer son stress en lui accordant notre attention. Ne soyons plus l’esclave de ses peurs, de ses caprices, faisons en sorte qu’il ne soit plus soumis à ses émotions de manière aussi intense. Cela permettra au cerveau reptilien de se rassurer et de se mettre en “off”, c’est son intérêt et donc le vôtre. Parce qu’au-delà de ça,  cet enfant intérieur peut aussi nous tyranniser. Vous savez, c’est celui qui se transforme en hamster qui pédale sans cesse dans notre tête :  “Tu devrais faire ci ou ca, il faut que tu penses à… il faut que tu sois comme-ci, comme-ça. Ce serait super si on pouvait avoir… “. Il est également relié à notre égo perturbateur. Il veut notre sécurité, en entretenant systématiquement l’état d’esprit de ce que nous avons été par le passé. C’est juste ce qu’il connaît et donc, paradoxalement c’est ce qui le rassure !!! D’où l’incompréhension totale entre la cause et les conséquences.

Lorsque on pense qu’une personne nous “attaque” alors qu’elle a un comportement désagréable ou qu’elle est en colère,  si nous réagissons, ce sont nos propres difficultés non résolues qui nous font réagir à l’identique. Nous ne sommes absolument pas obligés. Il n’y a malgré tout pas de risque de survie. Devenons le premier détective de nos émotions. 

 

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vigilance
                                    

Accueillir la situation

Que nous transmet telle ou telle situation ? Pourquoi suis-je sous stress ? Dois-je forcément en faire une affaire personnelle ? Dois-je toujours en tirer les mêmes conclusions ? Que vais-je récolter au bout du compte si je reste toujours dans ces schémas ? Est-ce positif pour moi ? Ne serait-ce pas la personne elle-même qui me communique inconsciemment son stress et donc son problème ?

La vigilance de cette position de “détective” de nos émotions” va nous permettre non seulement de comprendre le phénomène temporel que nous vivons au moment où nous le vivons mais en plus il va nous permettre de nous informer de ce que nous choisissons de faire. Choisissons-nous de continuer à souffrir et à nous lamenter sur tel événement et plus généralement sur notre condition (ça nous fait continuer à penser qu’on existe) ? Ne préférons-nous prendre conscience de la logique émotionnelle, faire évoluer ce cerveau animal et relativiser ?  Gérer et finir quelques jours après par en sourire ? Sortir de notre zone de confort (et de souffrance) c’est juste accueillir nos émotions en prenant soin de nous et de ce qu’elles provoquent de douleurs et de souffrance sous-jacente.

Nous avons tout à y gagner ! Il n’y a plus de reptiles en vue dans nos rues !!!  Quoique…

reptile

Stress : quel est l’enjeu ?

Quel effet cette image a t’elle eu sur vous ? Si elle en a eu êtes vous d’accord que ce n’est que vos croyances et votre mental qui vous a fait avoir une réaction ?

L’enjeu est important, il s’agit en fait de devenir l’observateur de ce qui se passe à l’intérieur de nous, un peu comme un détective, un ange, un ami qui nous suivrait sans que nous le sachions et qui serait notre “conseil en légende personnelle”. Dans ce cas, il pourrait nous dire par exemple : “Eh stef, regarde, tu vas entrer dans une situation “à risque” qui risque de t’impacter où tu vas réagir et où tu vas finalement te discréditer, te faire mal, subir etc…”. Ou bien : “regarde bien, et pense bien que ce n’est qu’une image”.

L’intérêt de devenir son propre témoin c’est que l’on finit par avoir quelques micros secondes d’avance par rapport à la réaction. Ce sont ces micros-secondes qui vont nous offrir l’opportunité au fur et à mesure de diminuer l’intensité de l’émotion à la racine de la réaction pour pouvoir ensuite la comprendre, la conscientiser, en tirer le bénéfice pour nous-mêmes. Le soir ou dans l’instant qui suit, nous devons noter dans un calepin la date, le lieu, les circonstances pour montrer à notre cerveau reptilien que nous nous occupons de lui pour le rassurer,  lui faire comprendre gentiment qu’il nous est utile  mais pas tout le temps et pas à cet instant.

Vous voyez bien que ces vieilles programmation animales n’ont plus lieu d’exister. L’idée de conscientiser est de créer ni plus ni moins de nouveaux schémas neuronaux qui vont venir en tampon des anciens pour ensuite les remplacer en créant de nouvelles mémoires.

Top non ?

Emotions & stress : les questions à se poser

Que se passe t’il en moi ? qu’est-ce que je ressens ? Où cela se passe dans mon corps ? Je prends alors conscience de ma respiration et de mon corps dans son entièreté. Je prends ensuite conscience des pensées qui m’arrivent, de ces flots ininterrompus de jugements, d’évaluations des choses, des gens, de me comparer à eux, et donc de me juger et de juger ce qui m’entoure. J’observe tout cela et les émotions que cela produit. En quoi est-ce douloureux ou pas ? Après avoir pris conscience de mes émotions, je dois les ressentir. Dans quel partie de mon corps cela se passe t’il, quels en sont les effets sur mon souffle, sur mon énergie, sur mon coeur, sur mon estomac, sur ma santé ? Quels sont les tensions qui se produisent ?  Quelles pensées, quelles envies, quelles pulsions mes émotions provoquent elles en moi à l’instant ? Et je les note dans le même calepin dont j’ai parlé précédemment.

Ceci étant j’ai le droit à tout cela, rien n’est bien ou mal là dedans. Je laisse de la place simplement à tout mes ressentis, je les accepte et les comprends car malgré tout, ils me servent à évoluer, c’est tout le paradoxe.

Deux choix se posent

  1. soit j’accueille les émotions je les accepte et je considère cet enfant intérieur et j’en prends soin. Je l’accepte mais je ne me laisse pas embarquer dans ses ruminations qui n’en finissent pas et qui ne résolvent rien. JE NE REFLECHIS PAS.  J’OBSERVE ce qui se passe dans l’instant, je vis ce fameux moment présent (Vivre le moment présent d’Eckart Tollé).
  2. soit je fais semblant et je reproduirai toujours les mêmes situations, rencontres, jobs…

 

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Résumé : nos émotions et notre stress sont simplement soumis à aux mémoires de notre cerveau. Gérer ses émotions c’est modifier ces mémoires pour en transformer les conséquences. Les bénéfices seront directs :  plus de sérénité, de calme, de tranquillité, d’énergie, un meilleur sommeil, une meilleure santé, une meilleure concentration et attention.

Deuxième astuce : la respiration consciente

stress 0

S’il y a encore quelque chose de gratuit sur cette terre c’est bien l’air que nous inspirons et que nous expirons chaque jour (12000 à 15000 L d’air). Pourquoi n’utilisons-nous pas ce qui est à portée de nos narines pour nous faire du bien, pour mieux accueillir nos émotions justement ?

Parce que nous n’en sommes absolument pas conscients. Nous estimons que c’est un principe acquis et que notre attention et notre énergie doivent se placer ailleurs. Notre conscience est un cadeau que nous avons laissé à la cave…

2 approches complémentaires

Les techniques de respiration sont destinées à intervenir sur les deux composantes de notre système nerveux :

  1. – le système sympathique qui transmets à notre corps les informations nécessaire au réveil, aux actions, aux mouvements, aux choix, à la réflexion, à l’attention, à la concentration etc…
  2. le système para-sympathique s’occupe lui du repos, de la régénération, de la détente, de l’intuition, de ce qui est lié à l’inaction au sens positif de la récupération du corps, des cellules, des processus de nettoyage etc…

Plusieurs techniques de respiration

La cohérence cardiaque, la respiration pranique, la respiration inversée, la respiration holotropique, la respiration abdominale sont les plus connues. Vous pouvez les pratiquer de telle sorte que ne les connaissant pas vous serez forcés d’être conscient lorsque vous vous entraînerez à les pratiquer. Dans la vie de tous les jours vous pouvez tout simplement respirer en pensant consciemment et en augmentant l’échange d’air entre les inspirs et les expirs. Un échange d’air moyen est de 0.5 à 0.3 litre d’air. Une profonde respiration peut monter jusqu’ à 5 ou 6 litres d’air. Imaginez l’impact au niveau de l’énergie transmise par l’oxygène aux sang, aux organes, au coeur, aux poumons… Même si vous montez à 2 ou 3 L d’air c’est déjà super ! Quand vous marchez, que vous êtes dans une queue au supermarché, que vous êtes dans les transports en commun, ne m’écoutez pas, ne me croyez pas, faîtes-le : respiration consciente.

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En pratiquant la respiration consciente, nous permettons à notre cerveau et à notre système nerveux d’augmenter ou d’abaisser leurs activités.

La méditation est également un moyen efficace de limiter l’impact des émotions. Tout type de méditation et basé sur la respiration. Lire cet article : la méditation produit des émotions positives.

Les émotions positives n’impactent évidemment pas notre cerveau ni notre santé. En équilibre et de façon saine, la joie, la compassion, l’altruisme, l’empathie produisent, au contraire, l’émotion positive de bonheur.

Résumé : la respiration est la base de toute notre énergie. L’air et la quantité que nous en respirons influe très fortement sur nos émotions et notre santé sans le savoir. La pratique de ces techniques va permettre de mieux les de façon pratique tout en luttant contre le stress.

 

Troisième astuce : connaître les principes de fonctionnement des ondes cérébrales

Les émotions et les 5 types d’ondes cérébrales

stress cérébral

  • les ondes gamma : pour l’attention et la concentration

  • les ondes beta pour l’action consciente, les mouvements, la marche, les travaux quotidiens

  • les ondes alpha pour la relaxation, un premier niveau de méditation

  • les ondes theta pour la méditation profonde, les états hypnotiques, sophroniques, ondes présentes au moment de l’endormissement donnant accès au subconscient

  • les ondes delta qui correspondent au sommeil.

Ces ondes sont visibles sur les courbes des électro-encéphalogramme. L’activité du cerveau consomme entre 20 % et 30 % d’énergie de notre corps. Les émotions lorsqu’elles se produisent sont également de grosses consommatrices d’énergie. Laisser notre cerveau prendre les commandes de nos émotions c’est donc perdre une grosse quantité d’énergie. Une colère réelle demande plusieurs heures de récupération pour retrouver son niveau d’énergie initial.

De plus nous savons aujourd’hui que notre cerveau est “entraînable”, que sa plasticité, c’est à dire sa capacité à enregistrer de nouveaux circuits neuronaux, de nouvelles connexions est toujours actif. Le principe de base est qu’il a besoin d’entraînement, de créer justement de nouvelles mémoires, de nouveaux contacts. Les émotions sont un formidable outil pour nous à conditions de ne plus les subir. Les conséquences dans ce cas sont un stress chronique, une perte d’énergie vitale, des troubles du sommeil, agressivité, irascibilité, isolement …etc…etc…

Faîtes-moi des retours de cet article : vos commentaires, partages, likes sont les bienvenus. Même s’ils sont négatifs à condition qu’ils soient constructifs.

 

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9 thoughts on “Stress & émotions : 3 astuces

  1. Il y a tant d’amour à partager avec toutes ces émotions .Merci de pointer du doigt cela et d’éclairer nos vie.

    1. Merci Caroline de votre commentaire, l’amour est la base de tout. Il prend parfois des détours qui nous semblent contraire. Même ces émotions négatives sont là pour notre bien et pour nous faire comprendre le travail que nous avons à accomplir pour les gérer et les accepter et ne pas les rejeter. Bien à vous. Stéphane

  2. Bonjour
    Et merci pour ce post !!!
    Cela résonne en moi … malheureusement je ne connais que trop cet état de stress et d angoisses qui m envahissent ..

    1. Merci Valérie pour ce commentaire qui compte beaucoup pour moi. J’apprécie beaucoup d’avoir des retour de ce que je mets à la disposition de mes lecteurs, lectrices. Voici un exercice de cohérence cardiaque pour vous aider. Faîtes-le 5mn 3 fois par jour quoi qu’il arrive. Les résultats seront instantanés lorsque vous le ferez car vous serez concentrée sur l’écran et votre respiration. Lorque les pensées arrive laissez les passer juste en les remerciant. Belle journée à vous. Stéphane

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