Sommeil et santé du cerveau : le manque de sommeil sabote t’il nos neurones ? De plus en plus d’études scientifiques ainsi que les neurosciences publient des études qui affirment toutes que qualité de sommeil et santé du cerveau sont liés. Dormir suffisamment est indispensable. Une diminution du nombre de cellules de notre cerveau en cas de manque de sommeil a des conséquences préjudiciables au bon fonctionnement de notre système nerveux.

Pour être clair, dormir suffisamment comme le préconise la science :

En revanche, lorsque nous sommes en insuffisance de sommeil et que nous retardons notre cycle de coucher alors que le corps nous y invite, les neurones manquent d’une quantité suffisante de molécules pour se connecter correctement et remplir leur mission.

Sommeil et santé du cerveau : quelles sont les conséquences du manque ?

 

bailler Sommeil et santé du cerveau :  des corrélations ?

 

Lorsque nous refusons les appels de nos bâillements, que nous reculons notre heure de coucher ou que nous ne dormons pas suffisamment, ce sont toutes nos aptitudes psychiques, psychologiques et physiques qui en sont diminuées. En effet, nos aptitudes cognitives, s’améliorent quand vous respectez la régénération de vos cellules pendant vos cycles de sommeil, elles diminuent en période de déficit de sommeil.

Cela est très simple à comprendre. La lumière extérieure du jour et l’arrivée de la nuit, autrement dit les cycles circadiens, interviennent sur des gênes “horloges” programmés pour transmettre des informations à notre corps pour le réveil comme pour le sommeil et ce par l’intermédiaire des connexions de synapses.

Cependant, les scientifiques et les neurosciences ont beaucoup de mal à comprendre comment un sommeil suffisant peut réparer et restructurer le cerveau. La publication récente de chercheurs a pu mettre en évidence que ces synapses ou “noeuds” d’informations neuronales sont l’endroit où convergent le processus interne de préparation au sommeil et aux comportements relatifs à notre nuit de sommeil

La myéline, cette protéine indispensable à notre système nerveux

Le sommeil à la vertu de réparer les cellules de myéline. En effet, il faut savoir que la myéline est une gaine de graisse jouant un rôle de protection de notre système nerveux. Elle permet de le mettre à l’écart en cas danger.

Implication principale : fonctionnement des cellules du cerveau et du système nerveux sont perturbées dans le déroulement de leur processus quand il existe un manque de sommeil durable. Cette affirmation provient des résultats d’une étude de l’équipe scientifique de l’Université du Wisconsin. Ceux-ci viennent corroborer ceux d’une autre étude scientifique de Californie qui mettait déjà en évidence que les personnes insomniaques ont un cerveau dont les performances sont moindres.

Qu’est ce que la myéline ?

La myéline, est principalement composée de lipides. C’est en fait une sorte de gaine de substances grasses qui recouvre et protège les neurones. Elle se situe dans les nerfs et dans les oligodendrocytes du système nerveux central (encéphale et moelle épinière). Elle protège et favorise la diffusion de l’influx nerveux en “blindant” les fibres du système cérébro-spinal.

Le manque de sommeil et le stress oxydatif chronique causent la perte de myéline. La myéline altérée abaisse l’influx électrique de notre système nerveux indispensable à la bonne santé des neurones.

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Sommeil et santé du cerveau : les conséquences de la perte de myéline

  • sclérose en plaques
  • névrite optique
  • myélite transverse
  • leuco-encéphalites…

Quand je vous disais dans mes autres articles que le sommeil était fondamental au processus de régénération de notre corps, voici la preuve concrète. Ne négligez ni la quantité ni la qualité de votre sommeil.

 

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Sommeil et santé du cerveau : les dommages réels du manque sur le cerveau

Lorsqu’on vous ne dormez pas assez, vous mettez en péril un certain nombre de vos neurones. C’est ce qu’affirme une étude américaine publiée dans le Journal of Neuroscience en 2014. Ces scientifiques de l’Université de Pennsylvanie ont fait vivre des souris dans le rythme veille/sommeil des 3×8. Le même que celui des travailleurs qui sont en 3×8. En alternant de courtes phases de repos et des temps d’éveil courts ou longs.

« Plusieurs recherches chez l’homme ont montré que les capacités de concentration et plusieurs autres aspects de la cognition ne revenaient pas à la normale, même après 3 nuits de sommeil réparatrices. Ceci à donc posé la question d’une atteinte durable du cerveau, expliquée par le Dr Sigrid Veasey, chercheuse en neurobiologie circadienne. Et co-auteur de cette étude. Elle et son équipe voulait savoir si le manque régulier de sommeil impactait les neurones, si celui-ci était réversible et quels neurones étaient touchés. »

Sommeil et santé du cerveau : un quart des neurones du système veille/sommeil détruits

Leur constat pour les souris ont démontré un impact au niveau du cerveau. Après plusieurs jours en 3×8. Ce qui correspond à une dette de sommeil chronique chez l’homme. L’équipe de Sigrid Veasey a observé plusieurs dérèglement dans les neurones du “locus coeruleu”, la zone du cerveau qui régule le cycle veille-sommeil.

Une protéine, SirT3, vitale dans la gestion de l’activité énergétique de ces neurones commence petit à petit à manquer, pouvant causer la mort d’1/4 des neurones de cette aire du cerveau.

Les scientifiques ont constaté que ces neurones concernés dans la régulation des cycles veille/sommeil pouvaient s’adapter. Ils peuvent s’adapter à un déficit de sommeil inhabituel mais pas à des phases d’éveil prolongé. Pour cette équipe, il serait faisable «d’épargner» les neurones. Ou du moins de les protéger du déficit de sommeil chronique en développant le nombre de protéines SirT3

Sommeil et santé du cerveau : un mécanisme à confirmer chez l’homme

Sigrid Veasey précise que de nouvelles études doivent être lancées pour définir si ces phénomènes ont également lieu dans le cerveau humain. « Vieillissement, diabète, alimentation riche en graisses et mode de vie sédentaire contribueraient à abaisser le nombre de SirT3. Si les cellules, et les neurones, ont des taux réduits de SirT3 d’ores et déjà avant la problématique de déficit de sommeil, les personnes s’exposeraient à un danger d’autant plus élevé pour la santé de leurs neurones », précise t’elle.

Prochaine étape de l’étude

Pour ce groupe de chercheurs, l’étape suivant va être de sur-exposer cette protéine SirT3 aux neurones particuliers chez des souris. Le but est ainsi de constater ou non si cela protège les neurones des effets destructeurs du travail en 3×8.

« Si nous pouvons montrer qu’il est possible de protéger les cellules de l’éveil prolongé, alors nous aurons trouvé la possibilité d’un traitement thérapeutique prometteur pour des millions de personnes en travail posté », affirme la chercheuse.

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Etude très récente de l’Université de Zurich par la chercheuse Sara B. Noya

Le transcriptome (ensemble des molécules constituées possèdent de très nombreuses fonctions dans la cellule) synaptique du cerveau antérieur est organisé par des “cycles horloges” mais son protéome (ensemble des protéine exprimé dans une cellule) est entraîné par le sommeil.

Les résultat de l’étude de l’Institut de pharmacologie et de toxicologie de la Faculté de Zürich est clair. Ses équipes, prouvent que c’est l’horloge interne qui gère la création cyclique d’informations. Ce qui permet la production des protéines. D’autres résultats de cette étude prouvent que se laisser aller au sommeil et à l’endormissement quand nous en ressentons le besoin, mettrait en route le processus permettant les dernières étapes antérieures à la fabrication des dîtes protéines.

Les découvertes complémentaires de l’étude de Sara B. Noya

Qualité de sommeil et cerveau : l’équipe de l’Université de Zurich travaillant avec Sara B. Noya a aussi mis en évidence deux moments vitaux dans une journée de 24 heures :

  • juste avant de se réveiller
  • et juste avant de s’endormirA ces moments précis, des neurones positionnés dans des aires du cerveau affectées à la cognition, constituent de vraies bornes d’information de mesure temporelle :

« Les transcriptions de ‘temps de sommeil’ avaient tendance à concerner les protéines qui régulent la construction d’autres protéines. Tandis que les instructions de type ‘heure de réveil’ concernaient les protéines liées au fonctionnement des synapses ». Ont expliqué les chercheurs. « Les molécules cachées préparent le terrain pour la ‘récupération rapide’ des synapses pendant le sommeil (…). Les souris dépourvues de ce gène d’horloge, qui est important, ne présentaient pas ces indicateurs».

En revanche, avec des périodes de sommeil régulier, les protéines produites grâce à ces informations mettent en évidence un max de production au moment du lever du jour ainsi qu’au moment où le soleil se couche.

protéine Sommeil et santé du cerveau :  des corrélations ?

Sommeil et santé du cerveau : pas de repos ni de sommeil, pas de protéines !

Par contre, pour des rats privés de repos et de sommeil, l’équipe a constaté que les cellules fabriquaient toujours un bon nombre d’informations. Ce constat a donc bien pour conséquence que le sommeil joue un rôle de “gestionnaire” de la phase finale de la fabrication des protéines. Permettant notamment d’assurer la robustesse des synapses indispensables à la transmission de l’information dans les cellules.

Toutes les protéines produites par ces cellules ne seront pas forcément utilisées directement de manière active. En effet, dans autre autre étude, Franziska Brüning, de l’Université Ludwig Maximilian de Munich et de l’Institut de biochimie Max Planck de Martinsried (Allemagne) et ses collègues, ont exploré l’utilisation rythmique de ces protéines.

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L’attachement ou le retrait d’une molécule de phosphate agit comme une bascule pour activer ou désactiver les protéines. De sorte que les chercheurs ont examiné de près ce processus. Or, ils ont découvert que les niveaux de protéines marquées avec des phosphates avaient également atteint un pic. Deux fois (le pic le plus important se produisant juste avant le réveil). Et comme pour les protéines de la deuxième étude, la privation de sommeil diminuait l’intensité de ces pics.

La méthode des petits pas

Le sujet central

Le point essentiel de cet article était de d’amener de nouvelles informations sur les conséquences du manque de sommeil. Or, dans nos sociétés basées et sur le faire et l’avoir, ce sujet du sommeil n’a pas un millimètre de place. De sorte que les gens ne pensent plus qu’à faire ou à avoir sans considérer l’être qu’ils sont à la base. Ne pas considérer l’être c’est se renier soi. Et en se reniant soi, et les impératifs physiologiques du corps, on en arrive à faire des burnouts, des AVC, des rutpures d’anévrisme, des cancers et tumeurs diverses.

On donne alors les clés de sa vie à un système qui n’a d’autre priorités que pousser les humains à être toujours plus rentables, performants et addicts à leur niveau de vie en oubliant leurs conditions de vie. Et le sommeil est une de ses conditions sur laquelle vous ne devez pas transiger, c’est bien sur votre sommeil. Tant sur sa qualité que sur sa quantité. Car c’est peut-être là la première clé à utiliser pour ne pas laisser se déprécier votre santé.

Vos retours

Qu’en pensez-vous ? Est-ce que cela vous parle ? Dîtes-moi si vous avez des attentes à ce sujets, si vous vous posez des questions par rapport à votre situation personnelle, n’hésitez surtout pas. Contactez-moi, laissez-moi un mail.  Si vous avez commencé à penser que votre sommeil était chaotique, irrégulier, insuffisant, que vous étiez insomniaque ou que vous n’arriviez jamais à vous endormir en moins d’une heure, j’espère que vous avez réalisé à quel point ce que vous viviez était la cause de tout un tas d’éléments dont vous êtes indirectement ou directement responsable et que favorisent cette situation.

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Faîtes des choses simples mais qui vont porter leur fruits

N’attendez pas trop de vous-mêmes. Soyez indulgents néanmoins car encore une fois ce système est fait pour que vous vous oubliiez et que vous soyez toujours plus plus plus. Par contre, petit à petit mettez des choses en place ! Tranquillement, sans vous rajouter du stress, en confiance. N’attendez pas de finir en burnout ou tout autre maladie. AGISSEZ AVANT avec plusieurs solutions que je vous propose dans cet article. Cela serait utile si déjà vous mettez en place une nouvelle habitude :

  • arrêtez les écrans avant de dormir
  • Diffusez de la lavande 1 heure avant de vous coucher
  • Arrêtez de manger en trop grande quantité le soir
  • Arrêtez de faire du sport après 20 H
  • Mangez avant 20 H
  • Limitez le sucre et arrêtez-le le soir.

Ne serait-ce qu’une de ces habitudes vous apportera des résultats probants au bout d’une semaine et encore plus de deux, de trois. Je ne vous dit pas au bout d’un mois !

Les solutions : 8 clés pour retrouver un sommeil régénérateur

Ressources 

Pourquoi notre cerveau a besoin de sommeil – Le Figaro

Le manque de sommeil ralentit le cerveau – Top Santé

Les cycles sommeil/éveil : l’étude de Sara B Noya – Science (anglais)