Réussir sa vie de couple par l’intelligence émotionnelle et la communication

Réussir sa vie de couple par l’intelligence émotionnelle et la communication

aimer

Bien qu’elles fassent partie des plus belles choses de la vie, les relations amoureuses sont trop souvent synonyme de conflits, de mésentente et de tension.

Il est dit que pour Freud l’amour et le travail sont les causes jumelles de la maturité. A son époque peut-être, mais aujourd’hui, vu le nombre de divorces et le risque élevé qui va avec, est-ce toujours le cas ?

Constat

Les couples n’ont jamais été “formé” à gérer et à maîtriser leurs émotions. Les chiffres le montrent. Il y a chaque année environ 130 000 divorces alors qu’ils n’étaient que de 48000 en 1972. Conséquence de cela pour les relations amoureuses et la vie de couple : plus de 1,6 millions d’enfants vivent aujourd’hui dans des familles recomposées. Et plus de 600 000 personnes cohabitent avec les enfants de leur nouveau conjoint. Près de 8% des familles françaises sont des familles recomposées.

1ère étape comprendre les causes de ce constat

La situation des femmes

La situation des femmes est encore beaucoup trop catastrophique quant aux violences qu’elles subissent. Violences conjugales : un meurtre tous les 3 jours -. La conséquence en est que les nouveaux droits qui leur ont enfin été accordés au siècle dernier leur permettent de divorcer.

Sexe et pression sociale

Outre la pression sociale, l’impact du plaisir de l’instant véhiculé à travers les médias et les chaînes pornos, il existe une cause dont personne ou presque ne parle. c’est la façon dont les couples gèrent leurs émotions, leur communication et la finesse de leur rapports.

couplecouple

Deux personnes : deux réalités émotionnelles différentes

Les cerveaux et de la femme, nous le savons depuis pas mal de temps, fonctionnent différemment. Celui de la femme s’active à différents endroits et lui permets de pouvoir multiplier les tâches, celui de l’homme va droit au but. Déjà, là, ça démarre dans la différence… et potentiellement dans la richesse donc !

La première différence, je ne vous apprends rien, est d’ordre biologique. La seconde, cérébrale. Quelles autres différences alors ??? La différence des univers émotionnels qui proviennent de l’enfance et des univers séparés dans lesquels grandissent garçons et filles .

Deux raisons : d’un côté les jeux ne sont pas les mêmes, de l’autre la pression sociale fait que les mondes de chacun rendent honteux le fait d’avoir un ou une petit(e) ami(e).

A 3 ans les enfants affirment avoir 50% de leur relations qui sont leur opposé. Passé 5 ans le chiffre baisse à 20%. Puis à 7 ans, presque toutes et tous disent ne plus avoir de fréquentations de l’autre sexe.

Cela dure environ jusqu’à l’adolescence. Comment chacun gère ses émotions alors ?

En général cela est plus simple de parler d’émotions avec les filles pour les parents que pour les garçons. Ces mêmes parents sont plus expansifs et ont un langage plus lié aux émotions lorsqu’ils racontent des histoires avec leurs filles qu’avec leur fils. Une mère avec son bébé fille n’aura pas le même comportement ni la même attitude qu’avec son bébé garçon. Avec leur filles les mères sont plus précises et expriment plus ce que sont les émotions alors qu’avec les garçons, elles seront plus tournées sur la façon de s’attarder sur les causes et les effets d’émotions comme la colère (souvent pour les mettre en garde).

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2ème étape : une étude intéressante de Leslie Brody et de Judith Hall

Ces deux chercheuses précisent avec leurs travaux que les filles verbalisent plus tôt que les garçons. Elles manient plus le langage parlé et savent donc mieux exprimer leurs sentiments. Elles sont d’autre part plus habiles à employer les mots pour analyser leurs réactions émotionnelles. Et également en maîtriser certaines comme le désir de se battre. Pour les garçons, étant donné qu’ils n’accordent pas autant d’importance à la verbalisation, ils deviennent souvent inconscients de leur état affectif. Mais aussi de celui des autres”.

Les filles sont plus mûres y compris émotionnellement

Au fur et à mesure qu’elles grandissent, les filles se montrent de plus en plus expertes à gérer leurs sentiments en faisant appel consciemment ou non à leur intelligence émotionnelle au sein de groupes alors que les garçons gardent leur côté “dur à cuire” et l’esprit de compétition. Ils minimisent les émotions liées à la vulnérabilité, à la culpabilité, à la peur et à la peine. Des centaines d’étude ont montré que les femme manifestent plus d’empathie que les hommes du moins si on la mesure à déchiffrer les sentiments non dits des autres grâce aux expressions du visage, du ton de leur voix et d’autres signaux non-verbaux.

Tout cela pour dire que les femmes sont destinées à être les gestionnaires des émotions du couple et du foyer, alors que les hommes n’y voient aucun intérêt pour la bonne marche du couple. Selon une étude menée sur 264 couples, pour les femmes, l’élément essentiel tient à une bonne communication au sein du couple¹.

L’importance du dialogue et de la communication au sein du couple

exemple convaincre

Pour les épouses, intimité signifie discuter, surtout du couple lui-même. De manière générale, les hommes ne comprennent pas ce qu’elles veulent d’eux. Ils déclarent :”J’ai envie de faire des tas de choses avec elle, et elle, elle veut parler.” Lors de la rencontre, les hommes apprécient la discussion, mais après le mariage, plus le temps passe plus ils préfèrent faire des activités que discuter.

Les hommes cumulent pas mal de freins pour permettre d’entretenir un couple en bonnes “santé”. Ils ne sont en général pas assez à l’écoute de la situation et font preuve d’une certaine naïveté. Ils fuient les conflits ou les tensions et ont du mal à exprimer leur doléances  surtout lorsque le couple est en difficulté. On comprend mieux pourquoi les femmes se plaignent du fait que leur mari se défile lorsqu’il s’agit d’aborder les difficultés. N’ayant pas été habitués depuis l’enfance à écouter et à ressentir leurs émotions ni celles des autres. Ils ont autant de mal à lire la tristesse ou le malaise sur les visages de leur épouse.

Pourtant, c’est justement l’aptitude à gérer les émotions et la communication en situation de difficulté qui fera qu’un couple pourra mieux traverser les épreuves et les obstacles.

3 Connaître la cartographie de l’écologie émotionnelle du mariage

Les études du psychologue John Gottman² entre 1978 et 1998 ont permis d’établir une cartographie de l’écologie émotionnelle du mariage avec une grande précision. Grâce à une grande minutie et à une grande méthodologie des investigations menées, cette étude d’une vingtaine d’années lui a permis de comprendre dans 94% des cas, quels couples resteraient ensemble ou no. Cela dans les 3 premières années de leur création.

C’est surtout l’analyse minutieuse des variations psychologiques à la seconde près des expressions faciales effectuée par des capteurs- système mis au point par Paul Eckman – qui a permis de déceler les nuances de sentiment les plus subtiles et les plus fugitives.

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Selon Gottman, les critiques acerbes sont l’un des premiers signes que le couple est en danger. Dans un couple sain, mari et femme n’hésitent pas à exprimer leur doléances. Trop souvent ces critiques prennent un tournant de colère et de destruction comme par exemple lorsqu’un des époux décrie le caractère de l’autre.

Les différences entre les plaintes et les reproches personnels sont simples. Dans le premier cas on exprime une frustration ou un manque lié à une situation, dans le second on établit des reproches liés à la personnalité.

Pour une même situation, deux attitudes

1 er exemple : “Lorsque tu arrives en retard et que tu as oublié de récupérer des affaires au pressing, j’ai vraiment l’impression que tu ne penses pas à moi”. On comprend aisément que l’intelligence émotionnelle active fonctionne bien pour cet exemple. La femme énonce ce qui l’a contrarie et met en cause l’action de son mari et non sa personnalité.

2ème exemple : “Etre à ce point égoïste et sans égards, cela prouve à quel point je ne peux pas compter sur toi pour faire les choses comme il faut !”. Pour cet exemple on voit bien la tendance à focaliser la critique sur la personne. Ce type de réaction va engendrer un sentiment coupable, honteux, mal aimé et blamé.

Si la critique est chargée de mépris, c’est encore plus destructeur. Le mépris est typiquement comportemental et donc très violent psychologiquement. Le rictus méprisant, les yeux qui regardent vers le ciel “ce que tu es nul(le)” entraîne en général insulte et raillerie. Les conséquences sont physiques pour celui qui reçoit ce genre d’attitude : battement du coeur s’accélèrent de 3, 4 battements de coeur de plus par minute.

intelligence émotionnelle

4ème étape : de précieux conseils pour savoir comment préserver son couple ?

Le comportement des couples unis a permis aux chercheurs des nombreuses études sur ce sujet de comprendre que le plus important était la capacité de chacun à gérer ses émotions. Même si hommes et femmes le font différemment.

Le constat frappant est que dans tous les cas, les divorces avaient lieu parce qu’aucun des deux individus formant le couple ne voulait plus tenter quoi que ce soit pour résoudre les désaccords. C’est la différence majeure qu’il y a entre les couples unis et ceux qui finissent par se séparer.

Les précautions à prendre pour que les échanges ne dégénèrent pas sont simples :

  • s’en tenir au sujet de la discussion
  • faire preuve d’empathie et réduire la tension
  • éviter les questions spécifiques pour ne pas chercher la petite bête : l’argent, l’éducation des enfants, les travaux domestiques, les rapports sexuels, car tous sont sujets à disputes.
  • cultiver l’intelligence émotionnelle accroît les chances de résoudre les désaccords
  • être capable de se calmer ou de calmer son conjoint
  • montrer de l’empathie et écouter

Tout ces conseils peuvent paraître simples et faciles. Ce n’est pas le cas car les “mauvais plis” émotionnels sont bien ancrés et les modifier demande de la persévérance, de l’engagement et de l’implication. La plupart des réactions émotionnelles ont été forgées dans l’enfance par l’environnement de vie que nous avions à l’époque.

Se calmer : être dans la vigilance

Derrière toute émotion se cache l’envie impérieuse d’agir. L’intelligence émotionnelle est avant tout une bonne gestion des pulsions. Cela peut être difficile dans les relations amoureuses où les enjeux sont importants.

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Accueillir et maîtriser ses émotions négatives est la clé. Lorsque le débordement émotionnel est lancé, il n’est plus possible de réfléchir, d’analyser, d’écouter, de proposer des solutions. La solution de survie est enclenchée et il est impossible de l’arrêter.

La solution peut être de prévoir des “plans d’urgence” pour battre en retraite ou” suspendre la séance “. Pour aller se calmer et ne pas attendre qu’il soit trop tard. On peut alors pratiquer du Yoga, de la respiration consciente, ou une autre activité pour sortir de l’ornière. On peut être aussi vigilant par rapport à notre rythme cardiaque pour comprendre ce qui se passe avant l’emballement total. Se calmer peut prendre entre 5 et 20 mn selon l’intensité de la colère.

conscience

Entrer dans la paix intérieure

En arrêtant :

  • de subir les pensées toxiques et les jugement négatifs
  • les sentiments qui en découlent
  • de jouer le rôle de victime innocente et indignée légitimement.

En s’emparant de ces états d’âmes pour s’en libérer.

Il est donc indispensable d’être vigilant. Cela permet de conscientiser ces états d’esprit pour les mesurer dans un premier temps. Pour ensuite les accepter et pour ne plus en être l’esclave demain.

Développer l’écoute et l’empathie et même l’Amour qui toujours se cultive !

Une bonne façon d’apaiser une dispute ou une querelle est de faire savoir à son conjoint que l’on est capable de voir les choses de son point de vue. Que celui-ci est tout à fait compréhensible même si on ne le partage pas.

On peut reconnaître sa responsabilité à un problématique, éviter de critiquer ou de juger tout le temps. Légitimer l’autre dans ses requêtes, dans sa demande, permet de bâtir une véritable écoute. Ce type de réaction et de communication est ressentie et comprise par l’interlocuteur. On peut même dans certains moments de la journée faire des compliments sincères. Si c’est vrai, et fait avec le coeur, cela fait grandir le crédit d’amour ou le solde de sentiments positifs.

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1 Mark H. Davis et H. Alan Oathout, “maintenantce of Satisfaction in Romantic Relationships : Empathy and Relational Competence”, in Journal of Personality and Social Psychology 53, 2, 1987, p397-410
2 John Gottman, What Predict Divorce, op. Cit, p84 . Les recherches de John Gottman et de ses collègues à l’université de Washington sont décrites plus en détail dans deux ouvrages : John Gottman, Why Marriages succed or fail, Simon and Schuster, New York 1992, et What Predict Divorce, op. cit.
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