Quotient intellectuel ou quotient émotionnel ?

Quotient intellectuel ou quotient émotionnel ?

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quotient émotionnel

Quotient émotionnel ou quotient intellectuel ?

Le quotient émotionnel mesure négligée en France ?

Le quotient émotionnel est ici considéré comme quelque chose de subalterne et anecdotique. C’est un fait.  Pourtant cette autre approche riche en enseignements mesure nos capacités à accueillir, à mesurer, à comprendre et à gérer nos émotions. Depuis de nombreuses années, plusieurs études et analyses se sont penchées sur ce qui se passe au sein même de ce phénomène émotionnel. Il en ressort clairement et de façon évidente, qu’il joue un rôle majeur dans nos vies et dans nos professions.

Des études menées à Harvard

Une étude a retracé la carrière de quatre-vingt dix étudiants de Harvard des années 40. On s’est aperçu que ceux qui avaient obtenu les meilleurs résultats aux examens n’avaient pas réussi mieux que les autres en termes de salaires, de productivité et de statut professionnel. En outre, ils n’étaient ni plus heureux dans leur vie privée, ni plus satisfaits de leur existence. Il en résulte que le quotient intellectuel n’est pas la raison de la réussite, même pour eux. L’intelligence et quotient émotionnel sont des éléments qui ne ressortent pas de cette étude simplement parce que le but était juste de vérifier l’impact du QI.

Une autre étude a été menée auprès de quatre cent cinquante hommes d’âge moyen originaires d’un quartier populaire proche de Harvard. Pour la plupart fils d’immigrés, et aux 2/3 issus de familles bénéficiaires de l’aide sociale, 1/3 avaient un QI inférieur à 90. Mais, là non plus, le QI ne semblait pas avoir de rapport avec leur réussite professionnelle et privée. Ainsi, 7% de ceux dont le QI était inférieur à 80 étaient au chômage depuis dix ans ou plus mais 7% dont le QI était supérieur à 100 aussi. Il y a certes une corrélation entre le QI et le niveau socio-économique des individus. Mais les aptitudes dont ils avaient fait preuve dans l’enfance, comme la capacité à faire face aux déboires, à maîtriser leurs émotions, et à s’entendre avec autrui expliquaient les disparités les plus importantes.

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Autre étude

Autre étude menée auprès des 81 majors et seconds de la promotion de la classe de 1981 dans plusieurs collèges de l’Illinois. Cette étude a mis en exergue le même phénomène. Tous avaient eu les meilleures moyennes, mais, à l’approche de la trentaine, ils n’avaient pas mieux réussi que la moyenne de leur pair. 1 sur 4 seulement se trouvait dans le peloton de tête de leur profession et nombre d’entre eux s’en tiraient bien moins bien que les autres.

Karen Arnold, l’un des chercheurs qui a participé à cette étude explique : “Je crois que nous avons affaire à des “bons élèves”. Mais, après leur études, les majors de promotion doivent  batailler autant que les autres. Le fait qu’un individu soit parmi les premiers de sa classe montre seulement qu’il est particulièrement apte à obtenir des bonnes notes. Cela ne correspond pas à sa capacité à réagir face aux vicissitudes de la vie.” Ces affirmations des professeurs montrent à quel point le quotient émotionnel joue un rôle prédominant.

Intelligence théorique et intelligence pratique ?

L’intelligence théorique ne prépare pas l’individu à affronter les épreuves de l’existence et à saisir les opportunités. Et pourtant, alors même qu’un QI élevé ne garantit pas la prospérité, nos écoles et notre culture font une fixation dessus. Comme les maths ou la lecture, la vie affective et les émotions sont des domaines où l’on peut faire preuve de plus ou moins d’habileté. C’est la maîtrise de ces nouvelles compétences par l’individu qui explique pourquoi il réussira sa vie. L’intelligence et le quotient émotionnel sont une puissante méta-capacité : elle détermine avec quel bonheur nous exploitons nos autres atouts, y compris notre intellect.

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L’importance du savoir-faire n’est pas le seul facteur de réussite

Il va de soi que les chemins de la réussite sont multiples. Il existe de nombreux domaines où nos autres aptitudes se trouvent récompensées. Dans cette société, c’est certes le cas du savoir-faire technique. On raconte dans les écoles : “Qui sera un lourdingue dans 15 ans ?” Réponse : “le patron.” Mais même les patrons qui maîtrisent, développent et gèrent leurs émotions, ont une longueur d’avance dans le travail. Tout porte à croire que ceux qui sont capables de comprendre et de les maîtriser, de déchiffrer ceux des autres et de composer efficacement avec eux, sont avantagés dans tous les domaines de la vie. Parce qu’ils auront acquis des habitudes de pensée qui stimulent leur propre productivité, les personnes aux aptitudes émotionnelles bien développées auront de meilleures chances de mener leur vie de manière satisfaisante et efficace.

Celles qui ne parviennent pas à contrôler leur vie affective subissent des conflits intérieurs qui sabotent leur aptitude à se concentrer et à penser clairement.

Extrait de l’intelligence émotionnelle de Daniel Goleman


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