L’enfance de Yogananda et sa vie de famille

 

En Inde, la culture c’est la recherche des vérités suprêmes dont celle de la relation entre un guru¹ et son disciple. Ces pratiques se transmettent de génération en génération. C’est ce qui a sauvé l’Inde du sort réservé à Babylone et à l’ancienne Egypte.

Alors que toute la période de l’enfance de Yogananda est émaillée d’anachronismes provenant d’incarnations antérieures, des images de vies antérieures où il se voit en yogi² dans les neiges de l’Himalaya lui arrive à l’esprit. Cela ne le perturbe pas plus que ça mais lui donne le goût de l’aventure et de la quête spirituelle.

 

Des émotions puissantes

 

Son enfance est aussi émaillée d’événements liés à l’humiliation qu’il a subi causée par le fait qu’il avait du mal à s’exprimer et à marcher librement. C’est alors qu’il eu ses premiers élans de prière. Ses émotions étaient puissantes et intenses pendant lesquelles il s’exprimait mentalement dans des mots de plusieurs langues. Les décalages qui se produisent alors entre ses pensées, ses émotions et ses difficultés à s’exprimer provoquent souvent des crises de larmes. Ses premières réussites à énoncer des phrases justes le marquent pour toujours.

Ce genre de phénomène n’est pas rare et arrive souvent aux yogis qui restent conscient de leur identité lorsqu’ils franchissent le pas qui existe entre la vie et la mort et inversement.

 

Sa naissance en 1893

 

Mukunda Lal Ghosh, naît le 5 janvier 1893 à Gorakhpur près de l’Himalaya. Il y passe 8 années avec ses 3 autres frères et ses 4 soeurs. C’est le second fils et le 4ème enfant. Il baigne alors dans une harmonie parentale où sa mère et son père sont des êtes vertueux. Ils sont issus de la caste de Kshatriyas² Son père est un modèle de raison et de justice quand sa mère est l’image même de l’amour. C’est elle qui lui enseigne alors les saintes écritures qui cultivent la discipline, l’instruction et la réprimande !

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Son père est Vice-Président dans la société des chemins de fer du Bengale-Nagpur et fait vivre sa famille au gré de ses affectations. Sa mère est très généreuse avec les pauves. C’est parfois source de querelles entre eux. Mais son père cède toujours à la conception généreuse de partage de sa mère.

Son père comme je le disais ci-dessus était un homme profondément vertueux pour quoi entasser l’argent ne présentait aucun intérêt. A tel point qu’à une époque, la comptabilité de sa société de chemin de fer se rend compte qu’il n’a pas réclamé des primes auxquelles il avait droit. Au cumul, ces primes se montent à plus de 125000 roupies. En effet, l’argent n’au aucun intérêt à ses yeux. Pour lui, “L’homme arrive au monde sans un sou et il le quitte sans un sou”.

 

La vie spirituelle de ses parents : un modèle inspirant

 

Son père a été initié à la spiritualité après une “expérience” que vous pourrez lire dans le livre original. C’est grâce à un des employé qu’il manageait à qui il refusait des congés réservés à un voyage pour voir son guru, qu’il a finalement suivi les enseignements des techniques de Kriya Yoga de Lahiri Mahasaya. Ce Maître a eu une très grande influence sur la vie de Yogananda. C’est lui qui a prophétisé l’écriture de ce livre plusieurs dizaines d’années avant qu’il ne sorte comme je l’explique dans le premier article ici.

 

Une guérison miraculeuse

 

C’est lui qui a initié son père et sa mère. Lahiri Mahasaya sauva Yogananda du choléra asiatique grâce à l’influence de sa mère qui lui demanda de se prosterner mentalement devant la photo de son maître. Alors que sa maladie le menait directement à la mort selon les médecins, c’est ce qu’il fit. Et c’est pourquoi il fut sauvé d’une mort certaine.

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L’enfance de Yoganada : déjà spirituellement remplie

 

Suite à cette guérison synonyme de miracle – tant pis pour ceux qui, trop rationnels, n’y croient pas-, l’enfance de Yogananda fut émaillé de nombreuses expériences de visions, de manifestations, d’intuitions, de prédictions. Son expérience avec sa soeur qui ne voulait pas croire que la parole est créatrice en a fait les frais ! Elle ne voulait pas croire en la capacité de son frère à voir les situations avant qu’elles ne se produisent.

Que ce soit à la page 17 où il affirme à sa soeur qui se soigne d’un furoncle avec un onguent que le lendemain il l’aura aussi. C’est la raison pour laquelle il se prémunit en utilisant ce même onguent la veille. Bien que sa soeur ne croyait pas un mot de ce qu’il affirmait, ce qu’il avait énoncé la veille se réalisa. Sa soeur craignait qu’il ne fut un sorcier. Yogannada fut soigné chirurgicalement et la trace de l’opération le suivit toute sa vie. Sa mère lui demanda de ne plus utiliser le pouvoir de la parole pour créer un mal. C’est pourquoi il retint la leçon à la lettre.

 

La puissance du son et de la parole

 

C’est alors qu’il mesura la puissance du verbe, du son, et de la parole. Or ce pouvoir contenu dans la vibration de la parole pouvait être utilisé avec discernement. Juste pour se libérer des difficultés de l’existence et agir ainsi sans provoquer de cicatrice ou de réprimande³.

Alors qu’ils habitent depuis peu à Lahore dans le Penjab, sa soeur le challenge une nouvelle fois en lui demandant de récupérer deux cerfs-volants d’enfants qui jouent en dessous de leur balcon. Or, c’est dans cette ville qu’il acquit une image de la Mère divine sous la forme de la Déesse Kali¼.

 

Relever le second défi de sa soeur

Yogananda ne se démonta pas et releva le défi. En effet, une coutume en Inde consiste à faire des duels de cerfs-volants à plusieurs ou on cherche à couper les cordes qui relie les cerfs-volants à leur propriétaire. L’huile et de verre pilé enduisent la corde. Une fois la corde rompue, le cerf-volant erre au gré des courants et du vent. Il faut alors essayer de l’attraper, ce qui provoque souvent de belles parties de rigolades.

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Alors que le jeu avait commencé Yogananda reçut vers lui un cerf-volant dont la corde avait rompu. La corde prise dans les branches d’un cactus s’immobilisa. Yogananda n’eut aucun de mal à récupérer le trophée. Il continua à prier en y ajoutant une profonde concentration pour récupérer le deuxième. Sa soeur lui dit que le fait d’avoir récupérer le premier cerf-volant était une coïncidence. Une fois le second récupéré, elle s’inclinerait.C’est ce qui arriva. Son frère récupéra le second trophée tout comme le premier. La Mère Divine l’écoutait.

 

Demain nouvelle chronique : la mort de sa mère 

 

 


¹ Guru : Maître spirituel. La Guru Gira (verset 17) décrit avec justesse le guru comme celui qui “dissipe les ténèbres” (de gu : “ténèbres” et ru : “ce qui dissipe”).

² La deuxième caste, à l’origine celle des dirigeants et des guerriers.

³ Les pouvoirs infinis du son proviennent du Verbe créateur, Aum, puissance vibratoire cormique cachée dans toutes les formes d’énergie au niveau des atomes. En effet, n’importe quel mot prononcé consciemment et avec une profonde concentration possède un pouvoir de matérialisation. Dans la méthode Coué, et les systèmes de psychotérapie similaires, on a constaté que la répétition mentale ou à haute voix de paroles positives était efficace. Le secret réside dans l’accélération de la vitesse vibratoire de l’esprit

¼ Kali symbolise Dieu sous l’aspect de l’éternelle Mère Nature.

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