La puissance du son : il harmonise l’âme, le corps et l’esprit

Il y a peu de temps se sont offertes à moi plusieurs synchronicités mettant en avant les bienfaits et la puissance du son, des harmoniques et de leurs vertus thérapeutiques. Un frère guerrier spécialisé dans les techniques permettant de définir la mission de vie de chacun m’a indiqué que le son et la musique était pour moi une voie toute tracée…

Imaginez ma tête, moi qui n’ai jamais su ce que je voulais faire de ma vie et surtout ce pour quoi j’avais un truc !

chemin intérieur

Le son est une voie d’accès au chemin de l’amour intérieur

 

Ceci étant, je dois quand même vous dire que je suis tombé dans une marmite musicale dès ma plus tendre enfance. Né de père inconnu accordeur de piano, j’ai toujours été en relation directe avec des fréquences, des vibrations et des sons. “Formé” très très petit à détecter les informations issues des cris et de la violence psychologique inhérente aux rapports qu’entretenaient mes parents, j’ai mesuré au travers de mon parcours, à quel point ces bruits pouvaient avoir encore aujourd’hui un impact sur mes comportements, mes humeurs et mon mon état d’être. Je suis sensible aux moindres petit bruit. Dans certaines situation, mon cerveau se met immédiatement à l’affût. Le rôle du cerveau limbique et du cervelet est dès notre plus tendre enfance de nous protéger en nous mettant en mode “survie” en cas de danger vécu ou ressenti.

Cette émotion qui est avant tout une information est alors stockée en mémoire. C’est pour cela que tout type de stimuli sous forme de bruit aigü contient en lui pour moi un risque élevé de dégénérer très rapidement. Cette information est donc interprétée par mon cerveau comme un danger réel plus ou moins identique au danger “racine”. D’où à nouveau une “tendance” au mode survie totalement inutile et des réactions disproportionnées ! Mais je me soigne en avançant sur mon chemin.

 

cadeau

 

Mes cadeaux ou potentiels alchimiques

 

Je ne connaitrai jamais mon père biologique. Je suis alors adopté (et heureusement beaucoup aimé) à l’âge de 3 ans, puis ma mère décède lorsque j’ai 6 ans.

Mais voilà mes plus beaux cadeaux que j’ai à offrir au monde. Puisque je suis hyper sensible et que j’ai développé de grandes facilité à ressentir, à percevoir, à analyser et à synthétiser les informations, il n eme reste plus qu’à réussir à les diffuser avec plus de tact, de douceur, d’amour.

Puis, enfant, j’ai été immergé dans l’univers musical  de mon frère de 15-16 ans alors alors que j’en avais 8/9. C’est lui qui m’a beaucoup influencé par son univers puisque c’est aussi lui qui m’a élevé. Il écoutait beaucoup les Pink Floyd, les Beatles, Supertramp, Deep Purple… Que de souvenirs et d’émotions liées à ces années 1975, 76, 77, 78… déjà des déceptions amoureuses, l’abandon d’amis , des couteaux retournés dans ma plus profonde blessure devenue mon plus grand potentiel de transformation et d’élévation.

Depuis peu j’ai compris que tout ces moments m’avaient construit pour ce que je vis maintenant.  J’étais aussi chanteur dans l’école primaire catholique où la Soeur qui enseignait cette activité me disait que ma voix avait quelque chose…

 

L’universalité du son

En tout état de cause le son est pour moi puissant et universel. C’est aujourd’hui un vecteur essentiel de mon équilibre et peut-être du vôtre, de notre rapport au monde et aux autres. En effet, l’énergie du son véhicule une très grande quantité d’informations, des intentions et aussi des potentiels infinis. Il nous permet d’entrer facilement en état méditatif, de prendre du plaisir à écouter ses effets, de nous laisser traverser par les notes de tel ou tel instrument.

Les émotions s’éveillent, les larmes coulent, le coeur s’ouvre.

Notre voix est notre premier instrument. Nous en disposons aussi à l’infini. Nous les humains, nous l’utilisons pour parler, nous mettre en avant, pérorer, nous vanter, mais aussi pour nous mettre en contact et aimer.

Le chant, la pratique d’un instrument, les chorales sont d’excellents moyens de se respecter et de se faire du bien sans se poser de question. C’est déjà thérapeutique. Entendre sa voix, son timbre, ses variations, les fréquences, l’énergie et la puissance du son qui passe des pieds à la tête, qui franchit même la barrière osseuse. Vivre dans l’intensité du moment présent. En portant notre attention sur le plaisir que cela nous apporte et en vivant le luxe suprême d’être juste pleinement heureux.

“Le principe du chant est simple : se laisser chanter, porté et soutenu par l’intention d’ouverture du coeur, d’ouverture à la nature et aux autres, en se sentant bien ancré dans le bassin, en appui sur la terre. Se laisser chanter implique de lâcher des conditionnements, des habitudes de fonctionnement liées à nos masques et blessures, à nos rôles de composition. Se laisser chanter veut dire laisser chanter notre nature, notre dimension vraie, avec ses émotions, ses envies, ses souffrances, ses joies…”*.

 

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Outil de libération

 

Dans les civilisations et les spiritualités anciennes, ces activités ont toujours été synonymes d’éveil, de prise de conscience, de profondeur, de sens. Or la respiration et le chant sont deux outils qui forment la structure même de notre essence. Et pourtant, même lorsque nous pratiquons la puissance du son, nous n’avons pas conscience des répercussions physiques, psychiques et émotionnelles que le son opère sur nous. Tellement habitué à respirer par les épaules, de façon saccadée ! Tellement conditionné à vivre dans des environnements presque systématiquement bruyants en milieu urbain qu’on en oublie les désagréments que nous subissons qui ont pourtant un effet direct sur notre santé.

 

Différencier la puissance du son du bavardage interne et du bruit ambiant

La fausse image positive du bruit, signe de reconnaissance du “faire”, du mental dominateur.

 

Le bruit étant culturellement synonyme de “faire”, d’action, de résultats, nous nous laissons ronger par lui. Jusque à en devenir dépendant car nous croyons que ce bruit comme toutes nos croyances font partie de notre identité. A l’opposé, puisque tout marche à l’envers à notre époque, le silence fait parfois peur. Ne dit on pas un silence de mort ? Pourtant, la paix est synonyme de silence et la méditation aussi. Le calme et l’apaisement qu’apportent les différentes pratiques méditatives font mentir ce vieil adage dépassé. Le son est synonyme de vie, mais trop de son et de bruit remettent en cause les vertus et les bienfaits des fréquences, des ondes et de l’énergie sonore.

Je parlais dans un précédent article de pratiques issues du yoga du son, je parlerai aussi des vertus des différents instruments tels les bols tibétains, les didgeridos, des carillons, des cloches, des triangles ou des guimbardes. Tout ces autres instruments plus ou moins insolites qui ont chacun des caractéristiques précises et des sonorités uniques.

Le son c’est la vie. Les gazoullis des oiseaux, le bruissement des feuilles, le vent dans les voiles d’un bateau évoquent chacun des choses en nous. Des mémoires, des joies ou des peines, des accents de fêtes ou de recueillement.

L’être humain comme tout autre organisme vivant vibre.

 

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orgue

La puissance du son comme vecteur et comme libérateur d’émotions enfouies

 

Passer de l’inconscience émotionnelle à l’intelligence émotionnelle par la puissance du son

 

Pourquoi les émotions sont d’énormes opportunités de croissance ?

Les émotions sont la matérialisation spontanée plus ou moins intense de nos mémoires originelles.

Notre cerveau a en stock tout ce que nous avons vécu depuis nos premières heures de vie sur terre et même ce que nous avons ressenti dans le ventre de notre mère. Sans parler de notre kharma issu de nos vies antérieures !

Les mémoires de nos vies sont stimulées par l’intermédiaire de nos 5 sens et des émotions qui les mettent en évidence . Celles-ci sont la manifestation matérielle que nous subissons ces mémoires inconscientes au quotidien. Ces informations chimiques et mémorielles sont toujours activées par des stimulis extérieurs.

La puissance du son génère elle aussi des stimulis qui vont provoquer des réactions. Soit de joie et de bonheur soit de défense (combat, fuite, simulation de mort). Ces processus d’instinct de survie déclenchés par notre cerveau reptilien sont destinés à nous permettre de faire face et de survivre. Bébé ou très jeune enfant, notre cerveau reptilien animal nous protège donc en développant une faculté unique de privilégier la vie. Ce qui cloche dans le présent c’est que ces réactions imprimées dans nos mémoires et notre cerveau n’ont plus lieu d’être et qu’elles se manifestent dans des situations totalement décalées.

 

L’intensité émotionnelle véhiculée par la puissance du son

Plus les informations et l’intensité de ces évènements de l’enfance sont fortes, plus l’intensité émotionnelle est importante. Autant dire que tout ce que nous vivons aujourd’hui au quotidien est directement rattaché à ces mémoires. Qu’elles soient belles, joyeuses, positives ou tout l’inverse. Les bruits, goûts, odeurs, toucher, vue sont des antennes d’informations qui se mettent en route lorsque des informations de notre environnement nous y ramènent et produisent en nous des réactions de protections et/ou des plaisirs d’hier.

D‘où le caractère inconscient de nos réactions instantanées à un geste, une attitude, un rictus, une tonalité de voix, une odeur, un bruit… Ces informations nouvelles stimulantes réactivent de façon instantanée la mémoire d’origine qui entraîne une réaction inconsciente parfois violente.

Car il existe des degrés d’intensité émotionnelle. Dans l’instant, nous n’adoptons pas la même attitude face à un pistolet que face à une personne qui nous contrarie. Par contre, si le stimuli présent ne représente pas de danger particulier mais qu’il ravive pour une raison x ou y la mémoire initiale, la réaction sera identique à l’intensité de la réaction de la blessure initiale.

 

Cerveau de la survie

Le cerveau de la survie ne fait pas de différence : les mémoires initiales mettent en route les stratégies de survie identiques à celles créées initialement. La chance c’est que ces mémoires ne sont pas nous. Elles ne sont que notre mental. En fait dans l’instant présent, elles ne sont rien. Juste une illusion. Une mémoire n’est qu’illusion. Mais une illusion tenace, inconsciente conditionante.

Autrement dit, nos mémoires et toutes les émotions que nous avons vécues ou ressenties, constituent nos vies quotidiennes sans que nous nous en rendions compte.

L’intelligence émotionnelle liée à la puissance du son 

Comment passer de nos réactions inconscientes subies à des actions conscientes constructives ?

Utiliser des outils permettant de développer la conscience dans nos actes quotidiens :

  • tenir un carnet émotionnel dans lequel relater les émotions vécues au quotidien avec des couleurs signifiant leur intensité
  • Préciser le lieu, les circonstances, l’environnement dans lequel elles ont pu avoir lieu
  • Développer l’instant présent : ne faire les choses qu’une à la fois, ouvrir une porte en pensant au geste effectué, prendre sa douche en sentant l’eau couler sur sa peau, dès l’entrée dans la voiture ou les transports devenir l’observateur de ce que nous vivons
  • S’efforcer d’utiliser les mots adéquats aux situations : des termes proportionnels aux cas. Se focaliser sur ce que l’on a ressenti avec le terme précis correspondant.
  • Ecouter les ressentis de notre corps au moment où se déroulent nos émotions
  • Prévoir les situations et ce qui peut en découler en fonction des personnes, des endroits, ambiances. Ceci afin de prendre du recul et de ne pas accorder d’attention aux stimulis qui pourraient avoir lieu

 

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La pratique de la puissance du son libérateur

La pratique du son A par exemple, de par son énergie et sa fréquence vient chambouler tout ça par son côté libre, radical et direct. Celui-ci va lever les voiles sur les blessures passées, sur les zones enfouies, sur les mémoires étouffées. Il révèle tout ce qui nous a fait peur et nous a fait croire que nos masques étaient les seuls moyens de survie. Alors qu’en fait c’est exactement le contraire. Nos masques nous ont permis de survivre à l’instant T, aujourd’hui ils ne font que nous empêcher d’évoluer.

Car paradoxalement ils sont devenus confortables car nous avons créé des stratégies pour les garder tout en étant certains que nous n’en portons pas. Normal, ils sont devenus totalement inconscients tellement nous avons l’habitude de les porter. Et nous croyons dans notre intérieur le plus profond que ces masques sont nous.

Le parcours du héros : de l’événement imprévu au travail actif intérieur

D’où le besoin quasi impérieux de sévères “claques” pour que nous reprenions conscience de nos vies, de leur sens ou non-sens, des incohérences que nous produisons chaque jour, de notre folie humaine à toujours chercher plus ou moins à tout contrôler, à tout maîtriser, à tout gérer. Cela nous rend froid, glacials, sans empathie, vide d’amour et de joie. Déconnectés de notre Divinité. Nous ne raisonnons plus que par la rationalité, les chiffres, les résultats, les tableaux excel etc…

Et un jour, une nuit, à une période, nous sommes de façon ultime ou pas, confrontés à ce que nous sommes. Une maladie, une perte, une cassure, un accident nous impose de nous recentrer sur nous-mêmes pour tenter de comprendre le chemin qui nous a amené à cette épreuve. Et s’en suit plusieurs étapes suivant cette prise de conscience plus ou moins profonde. Et c’est à l’issue de cette prise de conscience que nous mettons en place certaines stratégies pour grandir et nous élever. C’est à ce moment que la pratique du son a toute son utilité.

 

Et vous, où en êtes-vous ?

L’énergie, comme les vibrations n’ont que faire de ces circonvolutions. Elles sont claires, directes, sans concession. Comme les ondes sonores. Elles passent à travers nous et font vibrer telle ou telle partie de nos corps, de nos organes, de nos tissus, os..*

* Denis Fargeot “La pratique du yoga du son” Ed. Le courrier du livre
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