Bien que notre âme choisisse notre vie, notre famille, et qu’elle les choisit pour nous élever, les blessures de l’enfance sont par essence très, très délicates. Et la blessure du rejet peut-être encore plus parce que c’est la toute première. Juste parce qu’elle touche à la constitution même de l’être. Or, plus ces blessures remontent loin dans nos mémoires et dans notre parcours de vie plus les couches qui les recouvrent sont épaisses et nombreuses.Dépasser cette blessure c’est accueillir le pourquoi de cette blessure. Et au-delà du pourquoi, avoir de l’empathie pour nos parents. Nous mettre à leur place nous permettra de mieux comprendre ce qui s’est passé à leur niveau, à ce moment de leur vie. De cette manière, nous entrons dans le pardon et en quelque sorte la compréhension de leur imperfection. En procédant ainsi nous pouvons progressivement arriver dans la conscience du potentiel caché derrière cette blessure.

Cet article vous propose des pistes mais c’est avant tout votre propre histoire qui importe le plus !

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Pas de “recette” pour dépasser cette blessure du rejet

Tout n’est en fait que question d’amour, de bienveillance et d’altruisme pour l’enfant que nous étions. Parce que cette blessure du rejet occulte notre partie la plus vraie Nous verrons que à l’image des autres blessures, toutes nous font fuir de nous mêmes. Car ce vrai Soi, celui relié au divin, est la création même de l’être que nous sommes.

Pour certaines ou certains, ces blessures ne sont pas trop invalidantes ou handicapantes. Pour d’autres, elles posent de vraies questions qui les empêchent d’avancer dans leurs vies. La solution sera de toute façon faite de patience, de persévérance et de bienveillance envers soi-m’aime

Car il n’y a pas de règle ou de recette pour avancer et entamer notre propre changement. Rien ne doit être imposé. Par conséquent, c’est le chemin de chacun. Chacun fait sa vie du mieux qu’il le peut depuis le premier jour. Ce serait une profonde erreur de dire : “moi je sais parce que il m’est arrivé ça et donc…. je sais que ceci ou que cela…”.

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L’amour pour soin de guérison

Aussi, ce que je propose avec cet article c’est d’aborder cette blessure du rejet avec douceur et amour pour que chacun puisse avoir ne serait-ce qu’une bribe de prise de recul. Cette prise de recul pourra alors peut-être déboucher sur cette fameuse prise de conscience. Car tout le sujet c’est cela. Remettre de la conscience. Ne pas se laisser happer par les mémoires et le passé.

Surtout  à l’endroit même où l’instinct de survie a provoqué et déclenché une forte production d’hormones puissantes pour se défendre. De plus, tout ce processus a dans la foulée occulté la sensation de douleur afin de protéger l’évolution de l’enfant. Occulté, mais pas effacé… Car chaque blessure de l’enfance est caractérisée par le ressenti lié à la peur de la mort. Le paradoxe absolu c’est que cet instinct de survie a par la même occasion créé un masque pour que l’être soit protégé de la blessure et qu’il ne revive pas cette situation. Le problème qu’en s’en protégeant, nous ne faisons que fuir. 

En se protégeant, en fuyant et en laissant l’émotion du rejet engrammer le corps, nous gardons pour toujours une trace énergétique et chimique puissante dans notre cerveau et  dans notre système nerveux.. La conséquence : notre âme ne va pas cesser de nous proposer des situations de rejet pour nous inciter à évoluer…

unicité

L’unicité dans la différence

Nous sommes tous uniques et à la fois différents ! Nous nous ressemblons beaucoup par la constitution de nos corps mais différons tant par notre façon de vivre, que d’expérimenter, de nous comporter et d’interagir avec les autres. Et ce, même si les blessures sont toujours les mêmes. L’environnement dans lequel nous évoluons, dans lequel les événements se déroulent et l’intensité émotionnelle qui y est rattachée utilisent des chemins différents.

Car c’est cette intensité émotionnelle et mémorielle va “marquer” l’être pour toujours. L’humain est tellement complexe que la seule règle qui fait exception et qui prévaut, c’est que l’expérience ne vaut que si elle a été vécue. Elle n’est jamais duplicable. Cela ne sert à rien d’argumenter, de vouloir montrer, d’expliquer, ou de convaincre. Cela ne sert pas à grand chose de prouver par A ou B que ça marche comme ci ou comme ça. Et vouloir faire du bien à l’autre, à sa place n’est pas la solution. On ne peut que suggérer, inspirer, donner envie. C’est tout. Le chemin appartient à chacun. Tant sur la façon de l’aborder que sur le fait de vouloir avancer au quotidien ou pas.

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La blessure du rejet touche à l’Etre même

Cette blessure est la toute première de notre existence. Elle peut-être ressentie dès la grossesse si le bébé n’était pas désiré.

Un bébé ressent tout dans le ventre de sa mère. Il ressent s’il n’est pas désiré, s’il ne correspond pas aux “attentes” des parents au niveau du sexe, s’il n’était pas voulu, s’il ressent sa mère hésitante ou opposée à cette événement. Pas de jugement là dedans. Juste un constat.

mission

Une mission ?

D’une part parce que cette blessure comme toutes les autres sont très douloureuses et d’autres part parce qu’elles sont totalement inconscientes. Aller voir sa blessure du rejet comme toutes les autres blessures est ardu. L’idée c’est que toutes les couches que nous avons posées par dessus sont très nombreuses et qu’elles cachent de façon parfaite l’origine et la cause de nos souffrance. Ces couches ont pris la forme de masques. Ces masques que nous portons sur nos visages sont là pour nous protéger du monde extérieur lié à la compétition, à la domination et à la prédation.

Etre fier de notre parcours est un des pas à franchir

Car oui, nous pourrions en être fier. Ces blessures font partie de notre histoire et de notre parcours. Elles nous ont amené à être qui nous croyons être aujourd’hui. Rien de honteux ni de risqué là-dedans. Mais tout ce que nous vivons qui nous ramène à cette blessure du rejet nous fait mal. Ainsi nous fuyons par instinct de survie. Car en effet, le masque du rejet est le fuyant.

miroir

Cette blessure du rejet reflet de notre société ?

Le problème c’est que rien n’est fait dans ce système pour nous permettre de vivre ces blessures et les émotions qui vont avec comme il le faudrait. Nous sommes contraints et obligés de les cacher car c’est honteux pour les religions, les parents, l’école… Mais l’être humain n’est-il pas fait pour prospérer et non pour souffrir ?. Le Hic, c’est que ce système, sans le savoir, entretient tout pour ne pas que nous évolions. Nous n’avons pas le droit de montrer nos émotions, nos accès d’humeur, nos difficultés. Il faut les cacher, faire semblant, paraître. Et c’est exactement le contraire dont nous avons besoin pour nous en détacher.

Nous devons nous décoller de nos mémoires et de ces émotions passées pour les dépasser. Car oui, nous en dépendons !

Comme je le précisais plus haut dans l’article, tout n’est question que de conscience. Or la blessure est par essence inconsciente !!! Voyez le paradoxe absolu… Comment doit on faire alors pour se sortir de ce masque du fuyant lorsque nous ne savons même pas que nous avons subi cette blessure du rejet ???

C’est notre âme et la vie qui vont nous ramener des expériences, des rencontres, des opportunités pour nous y confronter. Car la vie est bien faîte n’est ce pas. Tout l’univers conspire à mettre devant notre nez les éléments dont nous avons besoin pour évoluer.

C’est là que tout se joue !

Car la blessure du rejet est en fait la toute première. Et peut être la plus profonde… Car c’est le seule qui peut être ressentie alors que le futur être n’est qu’à l’état de foetus. Il est important de comprendre et d’intégrer que le mécanisme de la blessure du rejet se met en place toujours avec le parent du même sexe. Il suffit donc que l’un des deux ne soit pas suffisamment prêt pour cet enfant et que l’enfant soit du même sexe que le parent concerné pour que le rejet se caractérise également. Si l’enfant n’était pas désiré, je ne vous fait pas un dessin. Car en effet, un enfant non-désiré est déjà rejeté par essence.

C’est dire à quel point cette blessure comporte un potentiel de difficulté et de violence. On peut très bien tomber dans le handicap émotionnel lorsque l’on se coupe d’elles. Et ce n’est pas bon pour l’évolution de soi. Mêle su nous réussissons à vivre. A vivre ou à survivre en fait ?

L’impact lié aux sens

Or nous sommes tous, dès le début de notre existence, des Etres. Et nous avons oublié même que nous étions avant tout des êtres de lumière. Des êtres spirituels venus ici pour faire une expérience matérielle étroitement liée à nos 5 sens. Ces sens qui peuvent nous rendre fous, nous rendre dépendants ou addicts mais qui peuvent aussi nous procurer d’immenses joies, de l’amour et de magnifiques émerveillements.

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Nous ne pouvons à la fois pas nous passer de nos 5 sens et en même temps ce sont eux qui nous motivent, qui nous sollicitent, qui nous amènent à assouvir les besoins qui y sont corrélés. Ces besoins sont de toutes sortes, la pyramide de Maslow l’a très bien abordé.

La différence entre la blessure de l’abandon et la blessure du rejet

L’abandon c’est la personne qui laisse l’enfant seul parce qu’il ne peut pas. Le rejet c’est le parent qui repousse l’enfant car il ne veut pas s’en occuper

Comment reconnaître une personne qui souffre de cette blessure ?

La cas typique est la personne qui dont le corps a le symptôme même de la fuite. Un corps qui sera élancé, mince, fluet, étroit. Cela pour réussir à se faufiler partout et à fuir par tous les moyens, rapidement sans que personne ne s’en aperçoive. Un corps qui ne gêne personne, qui ne s’impose pas, qui est presque invisible. Lorsque on peut voir que la peau est “collée” aux os, on peut penser que la blessure a été très profonde et intense.

Le corps semble manquer de morceaux à certains endroits (fesses, seins, hanche, épaules, yeux petits et étroits, chevilles plus petites que les mollets, il est un peu disloqué, éparpillé, en plusieurs morceaux même si on a aussi l’impression qu’il manque des “bouts”. C’est aussi le cas quand il y a de forte disymétrie entre le côté gauche et le droit ou entre le haut et le bas du corps.

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Le masque de la blessure du rejet : le fuyant

Cela revient à ne plus être nous même. Notre cerveau a la certitude que cela nous protégera. La réaction au rejet est la fuite. Ces enfants vivent souvent dans un certain imaginaire. Ils sont calmes, tranquilles. Ils ne veulent pas qu’on les remarque, ils ne font pas de bruit et sont sages. Par la suite le fuyant continue à ne pas vouloir se faire remarquer. Par ailleurs, il se croit nul, sans valeur. Il va donc essayer d’être parfait pour se prouver sa valeur et la prouver aux autres. ILs utilisent souvent des termes faisant référence à tout ce qui est nul y compris dans leur vocabulaire.

Le fuyant recherche la solitude car si on lui donnait de l’affection, il serait perdu et ne saurait pas quoi en faire. Le fuyant a souvent peu de relations et d’amis à l’école. Il est considéré comme ça et s’isole toujours un peu plus pour finalement finir quasi invisible. Les autres ne le voient même plus.

Le fuyant parle peu en général, s’il le fait c’est dans l’excès et il est alors pris pour quelqu’un d’orgueilleux. Ses croyances peuvent l’amener à développer des problèmes de peau pour éviter le contact. C’est un moyen inconscient de ne pas être touché.

Les fuyants ont tendance à se sentir coupés des autres, comme s’ils n’étaient pas là. Ils peuvent se sentir “éparpillés” certains ressentent des coupures entre le haut et le bas de leur corps.

Le fuyant recherche l’amour du parent du même sexe ou en transférant sa quête vers des personnes du même sexe

Elle est persuadée que c’est un devoir d’être aimé par ce parent du même sexe. Elle y accorde un grande importance et pense qu’elle ne sera pas complète tant qu’elle n’aura pas d’amour de ce parent. Elle sera d’autant plus sensible à la moindre remarque et se sentira rejetée facilement. Elle développera de la rancune, voir de haine tellement elle souffre. C’est souvent un amour déçu qui se transforme en haine. De toutes les blessures de l’enfance, c’est la blessure la plus enclin à la haine.

Si vous vous voyez avec la blessure du rejet, c’est important de rappeler que même si ton parent te rejette réellement, c’est votre blessure qui se manifeste parce qu’elle n’est pas guérie. C’est pour cela que vous attirez à vous ce genre de parent et de situation.

Jouer le rôle de la victime en croyant que c’est la faute des autres. c’est le meilleur moyen de ne pas guérir. En conséquence de votre réaction à vos parents, vous vous sentez plus facilement rejeté par les personnes du même sexe que vous et vous avez peur de rejeter les personnes du sexe opposé. Et à force d’en avoir peur, c’est ce que vous allez attirer inéluctablement. Et plus vous la nourrissez, plus cela se produit rapidement.

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ambivalence

L’ambivalence

Le fuyant vit dans l’ambivalence. Quand il est choisi, par quelqu’un ou dans une situation, il ne le croit pas et se rejette lui-même pour finir parfois par saboter une situation.  Et lorsqu’il n’est pas choisi, il se sent rejeté. Quand il est choisi et qu’on lui accorde trop d’attention il perd ses moyens. S’il utilise beaucoup d’espace, il croit déranger. Et être dérangeant c’est pour lui qu’il sera rejeté.

La recherche de perfection

Comme le fuyant croit qu’il sera rejeté il recherche toujours la perfection pour ne pas l’être. Et pour lui être jugé, c’est être rejeté. Comme il ne croit pas du tout parfait en tant qu’être, il va tout faire pour se faire croire qu’il l’est en recherchant la perfection. Il confond l’être et le faire et sa recherche de perfection peut même devenir obsessionnelle

Sa plus grande peur : la panique

La plus grande peur du fuyant est la panique. Aussitôt qu’il pense qu’il pourrait paniquer dans une situation, sa première réaction est de fuir.  Il préfère disparaître parce qu’en état de panique, il fige sur place. Il est ainsi certain qu’il s’évitera le malheur. Il est tellement persuadé de ne pas pouvoir la gérer qu’il finit par croire facilement à une possibilité de panique future alors que ce n’est pas le cas.

ego

Notre égo, ce faiseur de mauvais tours

Notre égo fait tout ce qui est en son pouvoir pour que nous ne voyions pas nos blessures. La cause est simple : nous lui avons donné carte blanche à ce sujet de façon inconsciente. Notre cerveau de la survie a tellement peur de revivre la douleur associée à chaque blessure que nous évitons par tous les moyens de nous avouer qui si nous vivons le rejet c’est parce que nous nous rejetons nous-mêmes. Ceux qui nous rejettent ou que nous interprétons comme tel sont dans notre vie pour nous montrer à quel degré nous nous rejetons nous mêmes.

Les difficultés quotidiennes du masques du fuyant

La difficulté de communiquer

Les peurs qui le freinent dans sa communications sont les suivantes : la peur de ne pas être intéressant, d’être considéré comme nul ou sans valeur, d’être incompris, de paniquer, que l’autre l’écouter par obligation ou par politesse. C’est un moyen de faire le constat que c’est la blessure, les émotions et les mémoires rattachées qui ont pris le dessus à cause de la blessure de rejet. Ce peut être justement un indicateur très intéressant et constructif.

La difficulté de s’alimenter

L’humain alimente son corps physique de la même façon que son corps émotionnel et mental. Quand il s’agit de manger, le fuyant prend de petites quantités. Il a peu d’appétit lorsqu’il vit des situations de peur ou d’émotions intenses. C’est la blessure qui expose le plus aux risques d’anorexie. C’est sa croyance qu’il prend trop de place, qu’il est trop gros qui le fait tomber dans l’anorexie.

Nos blessures nous empêchent d’être nous-mêmes, cela peut à terme engendrer des maladies

Les maladies de la blessure du rejet

  • Arythmie
  • Diarrhées
  • Cancer, maladie associée à la rancune ou à la haine suite à une douleur vécue dans l’isolement. Une personne qui n’arrive pas à s’avouer qu’elle en veut à son parent du même sexe aura des risques de développer cette maladie.
  • Problèmes respiratoires
  • Allergies à certains aliments ou subtances
  • Vomissement
  • Etourdissement, évanouissement
  • Agoraphobie
  • Diabète

Ce ne sont pas des vérités absolues car ce sont des maladies que l’on peut retrouver dans les autres blessures mais malgré tout le rejet favorise cette typologie de maladies.

Souvenez-vous que la raison majeure de la présence de n’importe quelle blessure, vient de l’incapacité à se pardonner celle que nous faisons ou que nous avons fait aux autres. Il est difficile de nous pardonner car il est difficile de voir que nous nous en voulons.

Nous reprochons aux autres tout ce que nous faisons nous-mêmes et ne voulons pas voir.

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