Instant présent en tant qu’état : 5ème chapître

Instant présent en tant qu’état : 5ème chapître

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

le moment présent

L’instant présent est un cadeau

Ce qui émane de ce livre, c’est la profondeur et la puissance de l’instant présent. Or cette présence est tout sauf mentale. Elle ne se calcule pas, ne se pense pas, ne se construit pas par le conscient. Elle est.

Faîtes-un test : Fermez les yeux et laissez venir votre prochaine pensée, soyez à l’affût et accueillez-là. De quelle origine émergera t’elle ? Essayez maintenant.

Cela peut mettre un temps plus ou moins court, plus ou moins long. L’intensité de l’instant présent est libre de toute pensée, nous sommes alors paisible et alerte à la fois. Appliquons à la lettre le sens de ce mot alerte… Etre dans l’instant présent c’est être avant tout enraciné, ancré. Dans le cas contraire, le mental nous embarque dans un flux ininterrompu de pensées tel le courant ininterrompu d’une rivière en furie. Son inertie et sa puissance est incroyable.

Le corps est un excellent outil pour mesurer son propre degré de présence, il est nécessaire de ressentir notre corps de l’intérieur, d’avoir l’attention sur notre corps et les messages qu’il nous transmet en permanence.

L’autre “sens” fondamental de l’attente

L’instant présent peut se comparer quelque part à l’attente. Nous ne parlerons pas de celle qui crée l’agitation, l’impatience, l’ennui qui sont des négations du présent. Non, il s’agit plutôt de l’attente au sens noble du terme, celle qui nécessite une vigilance totale. Dans cet état, de vigilance totale, plus aucune peur ni aucune tension ne subsiste. Ce état d’intense présence est l’état par lequel nous nous reconnectons à ce que nous sommes au plus profond. Cet état génère un état d’esprit qui dépasse l’égo, un état de conscience modifié totalement nouveau.

De la beauté de toute chose dans le calme de l’instant présent

Un tel état de présence donne un avant goût de l’éveil spirituel. Les maîtres Zen l’appellent le satori. C’est un état de vide mental, d’extrême lucidité auquel nous avons accès est vécu par tous, mais personne ou presque n’en profite à juste titre. Ne vous êtes pas déjà ému devant l’immensité du ciel dans la clarté d’une soirée sans nuages ? N’avez pas eu de ressentis particuliers au son de l’eau d’une rivière qui s’écoule paisiblement, d’une fleur magnifique ? Pour voir entendre et goûter cela le mental doit s’être .

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Les 5 blessures qui empêchent d'être soi-même

Au-delà de la beauté des formes extérieures, existe une essence toute intérieure infinie et sacrée qui ne peut apparaître à nos yeux. Celle transparaît seulement lorsqu’on est profondément présent et lorsque que notre coeur est suffisamment disponible à percevoir les moindres détails qui nous dépassent. De cette intérieur sacré part une connexion au tout, à l’univers non-manifesté.

bourgeons

Merci à Tom Haynes

Ce terme japonais “satori” de total vide mental n’a peut-être duré que quelques secondes avant que le mental ne re-rentre en scène mais il s’est produit de façon concrète. Ce ressenti pas toujours perçu par ceux qui vivent ce genre d’instants traduit malgré tout la puissance de la présence et de la beauté. L’intérêt est d’augmenter ce niveau de ressenti et de perception pour, peu à peu, laisser le mental à sa place. Pour certains le fait de voir la beauté de la nature dans un simple fleur est susceptible d’émerveillement, pour d’autres la perception ne peut qu’être orchestrée automatiquement par le mental. Ces personnes là sont coupées d’elles-mêmes, ne se connaissent pas et ne peuvent imaginer une seule seconde avoir un lien au sacré.

Et ce mental dominant qui caractérise notre société est présent partout, dans les arts, la musique, la peinture, l’urbanisme, la façon dont sont édifiés les bâtiments architecturaux.

instant présent

Merci à Reeb

Comment atteindre la conscience pure ?

Quand on devient conscient de l’Être, c’est que celui-ci devient conscient de lui-même. C’est justement cela la présence et l’instant présent, c’est la vie et la conscience qui deviennent conscientes d’elle même. Dans la bible, Dieu déclare : ” je suis le début et la fin, l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le Principe et la fin”. Dans le royaume intemporel où règne Dieu, royaume qui est également votre prérogative, le début et la fin, l’alpha et l’oméga ne font qu’un et l’essence de tout ce qui a été et sera est éternellement présente sous une forme non manifestée d’unicité et de perfection. Cette essence est totalement étrangère au mental humain. Dans notre monde de forme et de matière, la perfection de l’instant présent est inconcevable. Le principe de base de tout ce qui existe est celui étroitement lié a l’énergie de la vie. Tout vit, de la moindre pierre (monde minéral) à l’éléphant (monde animal) à l’arbre(monde végétal), tout ce qui existe a un Etre en soi, une essence divine et un certain degré de conscience, sinon les atomes qui les composent se disperseraient et ne permettraient pas la vie et l’équilibre qui donne toutes sortes de formes. De la conscience naît la vie sous toutes ses formes.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Respiration consciente : combien de bénéfices ?

Mais la conscience se dissimule derrière de multiples formes et la peur humaine est que celle-ci existe au delà-de ce qui peut se voir selon la maxime bien connue de St Thomas. La peur absolue c’est que la forme physique et psychologique de la conscience soit détruite. Il s’agit de l’égo, et avec lui s’installe un dysfonctionnement de taille. Cette erreur de l’évolution de croire que nous n’existons qu’en tant que forme mentale et physique oblige la conscience à se désidentifier de la forme et à sortir de ce rêve. Elle reprend alors conscience d’elle-même mais à niveau beaucoup plus profond. D’où l’intérêt de se désidentifier du mental et d’en devenir le témoin ou l’observateur. En agissant de la sorte, le témoin dissocié du mental se renforce et le mental s’affaiblit. Ce phénomène annonce la fin d’un monde, celui que l’on a toujours connu. Car avant tout la conscience qui se libère du mental devient conscience pure ou illuminée ou encore présence. Ceci est voué à se produire une grande échelle bien qu’il n’y en ait aucune certitude. L’humanité dans sa majorité est prise encore dans le piège qu’est le mode de conscience fondé sur l’égo dysfonctionnel. C’est à dire que les personnes sont dirigées par leur mental et sont contrôlées par lui. S’ils ne réussissent pas à s’en libérer à temps, le mental les détruira. Le mental ressemble à un bateau qui coule, si nous ne le quittons pas, nous sombrerons avec lui.

Le réel enjeu pour l’humanité ?

Voilà quel est le réel enjeu. Saisissez-vous l’importance de devenir l’observateur, le témoin de votre mental, de notre mental à tous ? Imaginez la portée profonde, puissante infinie de cet acte. Voyez ses implications à grande échelle. A chaque fois que vous l’êtes, que nous le sommes, cela renforce l’observateur et le témoin de ce qui se passe réellement. Cela développe la conscience et donc la lumière. En pratiquant cette action, nous permettons à la conscience de sortir de son rêve de forme et le mental s’affaiblit. C’est en fait ce que nous faisons chaque nuit en dormant. Nous le faisons aussi lors des relations sexuelles, lorsque nous prenons de l’alcool ou de la drogue, que nous prenons du plaisir, même si ce plaisir n’est souvent qu’éphémère.

L’importance du silence

Le silence est le pendant à la présence au sens où il n’a d’autres besoin que de lui-même. Il existe à travers la présence puisque rien n’est dans cet état nécessaire que le fait de simplement respirer. Le fait d’écouter le silence amène irrémédiablement le calme. Ecouter entre les mots lus, imaginer le silence entre les pensées permet de développer ces instants où la vraie conscience ressort et ainsi de trouver ce calme des profondeurs de l’océan même quand la tempête gronde à la surface. Nous accédons à l’esprit à notre conscience et à notre âme lorsque nous nous apaisons à l’image des profondeurs de l’océan.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  5 Sens pour une boussole : réussir sa vie

L’univers divin, le père créateur, la présence divine

La présence est l’essence divine ou mon moi. Nous ne devons jamais personnaliser ces représentations. Si un maître éveillé nous attire, c’est qu’il y a déjà en nous assez de présence pour nous permettre de reconnaître la présence chez quelqu’un d’autre. Beaucoup de gens n’ont reconnu ni Jésus ni Bouddha ni Mahomet de la même manière que d’autres ont toujours été attirés par de faux maîtres. Les égos sont attirés par de plus gros égos et l’obscurité ne peut pas reconnaître la lumière. Seule la lumière peut se reconnaître elle-même. Et ne croyez pas qu’elle existe à l’extérieur de vous ou qu’elle ne puisse se présenter que sous une forme particulière. Servons-nous de la présence du maître pour nous faire refléter notre propre identité, au-delà du nom et de la forme. Ceci aide à devenir nous-mêmes plus intensément présents. Nous réaliserons rapidement qu’il n’y a pas  de mon ni de votre avec la présence, car elle signifie ne faire qu’UN.

Pour être totalement transparent, si vous commandez le livre original par les liens que vous avez pu voir dans cet article, je bénéficierai d’une commission.

Merci de votre bienveillance et de votre compréhension

Partagez, likez, commentez l’article s’il vous a plu !

7 secrets bien-être

 


  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Testez par vous-mêmes  une solution totalement gratuite pour vous approprier votre propre bien-être à l'aide des 7 étapes de mon e-book