Je vous avais déjà parlé des 9 premiers principes de relations humaines de Dale Carnegie dans un premier article. Ils constituent la première partie du succès planétaire “Comment se faire des amis”. Après ces 9 principes destinés à développer nos relations inter-personnelles suivent 12 autres règles qui constituent la coopération.

C’est la raison pour laquelle je me permets donc de revenir vers vous en abordant ces 12 logiques très importantes pour améliorer l’image que l’on renvoie aux autres afin de leur donner envie, de les inspirer. En effet, ces 12 nouveaux points doivent permettre de rallier les autres à notre point de vue.

 

1 / Evitez les controverses, seul moyen d’en sortir vainqueur

Quel que soient vos interlocuteurs, préférez l’acceptation de la position de l’autre à la prise de position radicale. Pensez que le plus souvent cette position est le résultat d’un vécu, d’une expérience, qui fait que la personne agit, réagit, ou pense en relation directe avec son propre vécu. Ainsi, cela vous permettra de ne pas créer de tensions, de malentendus et d’entretenir des controverses inutiles. Les opinions sont les fruits des vécus de chacun, les filtres, les expériences de toutes sortes peuvent nous mettre à l’écart les uns des autres.

C’est pourquoi il est important d’accepter sa propre histoire. De cette façon, c’est beaucoup plus facile d’accepter l’autre. Les controverses sont le plus souvent stériles et issues de notre égo protecteur. Si quelqu’un n’est pas d’accord avec vous, ne cherchez pas à le convaincre.  Inspirez-les par vos actes et les bénéfices que vous en aurez tiré. Les actes sont bien plus parlants et impactants que les paroles.

 

coopération

2 / Respecter les opinions de votre interlocuteur, ne lui dîtes jamais qu’il a tort

Cela va avec le principe précédent. Si vous jugez, vous réfutez l’autre dans sa position, son vécu, et son êtreté en tant que tel. Vous lui affirmez en gros : “c’est nul ce que tu dis, c’est totalement faux” ! Vous remettez en question ce qu’il est en tant qu’être humain avec toute son expérience, son parcours, ses réussites et ses échecs.

C’est pourquoi il vaut bien mieux écouter et se mettre à sa place pour mieux comprendre qui il est. Dès lors, il comprendra que vous le comprenez et il vous dira sans que vous vous en rendiez compte que lui aussi comprend votre point de vue. En arrêtant de dire à l’autre qu’il a tort, nous rangeons nos boomerangs, nous supprimons alors les risques de retour désagréables.

 

3 / Si vous avez tort, admettez-le promptement et énergiquement

Par contre, bâtir la coopération, c’est aussi reconnaître ses erreurs. C’est une profonde source d’apprentissage. Se remettre en question dans ces situations permets de grandir et d’évoluer pour ne plus les reproduire. En effet, si vous tirer profit ce que vous avez perdu, ou raté, vous savez bien mieux comment aborder les situations similaire à venir. De cette façon vous capitalisez sur les bénéfices que vous gagnez après avoir perdu.

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Une personne qui reconnait ses erreurs a aussi une image positive vis à vis de son entourage. L’esprit borné, buté, qui réfute ses responsabilités et les rejetant sur les autres passe pour un faible. Et ce, quelle que soit la violence des mots, des cris ou le néant de la fuite devant l’évidence. Et lorsque vous reconnaissez les faits, dîtes-le haut et fort, pas en minimisant vos responsabilités ou en se racontant des histoires.

 

amicalement

4 / Commencez de façon amicale

Lorsque vous n’êtes pas d’accord avec quelqu’un ou que quelqu’un n’est pas d’accord avec vous, commencez toujours par parler d’un point positif. Adopter une posture sincère et amicale. Cela va vous permettre de créer l’écoute et d’apporter tout le positif dont personne ne parle.

Cela permettra d’approfondir le lien avec la personne. Vous lui montrerez ainsi toute son importance à travers ce qu’elle a pu vous apporter. Puis continuez en faisant part de vos réserves, de votre désaccord ou de votre position sur tel ou tel autre sujet. De cette sorte pour permettez à l’autre de mieux mesurer les conséquences de son erreur, et de faire le constat par lui ou elle-même de la problématique sans chercher à le(la) culpabiliser ou à le(la) juger.

 

5 / Poser des questions qui font dire oui immédiatement

En posant des questions, vous allez permettre de mettre en réflexion votre interlocuteur. Le questionnement permet de se rapprocher et de créer du lien tout en amenant l’autre à s’intéresser aux questions que vous lui poser et à l’intérêt des réponses apportées. C’est comme cela que l’on bâtit la coopération car l’autre mesure l’importance de son niveau d’implication dans les résultats. Il sait bien le rôle qu’il a et ce qu’il peut apporter ou non.

Lorsqu’on obtient des oui, on permet à l’autre de s’engager implicitement sans remettre en cause ses compétences et son savoir. C’est d’ailleurs une manière intelligente et constructive de pratiquer la psychologie positive. Mais ce n’est pas si simple. La question aura dont du être préparé si besoin pour être positive et constructive. C’est l’intérêt de tourner la langue sept fois dans sa bouche : avoir su écouter et comprendre avant d’utiliser sa parole.

 

librement

6 / Laissez votre interlocuteur parler librement

Lorsque vous laissez votre interlocuteur s’exprimer, vous lui permettez de montrer à quel point telle ou telle pensée ou action est importante à ses yeux. Cela vous permet de mieux comprendre son mode de fonctionnement et de répondre par la suite aux questions qu’il ou elle peut se poser. Cela vous permet aussi de développer votre leadership en vous adaptant à sa position tout en développant votre crédibilité. C’est une attitude d’écoute active que prône Carl Rogers et/ou Marshall B. Rosenberg qui a créé la CNV (communication non-violente). C’est aussi un principe de coopération très fort.

Toutes ces techniques sont simples à pratiquer et à mettre en place. La première question est de savoir dans quel but on l’active. La seconde est quel sens on accorde à sa pratique, dans quelle énergie, avec quelle intention. Cela est valable dans les mondes professionnels et personnels (famille, amis, enfants…).

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7 / Après la réussite d’un projet, bâtissez la coopération en accordant à votre interlocuteur le plaisir de croire que c’est lui qui a eu l’idée.

Après avoir rangé les boomerangs, sachez mettre votre égo de côté cela aussi améliore la coopération. Lorsque vous donnez à l’autre la primauté du succès ou de la réussite, vous lui donnez de de la reconnaissance. Un des piliers de la motivation. Etre reconnu dans ce que l’on apporte dans la réussite d’une tâche, d’un projet ou d’un événement, c’est lui donner de recommencer. C’est lui accorder de fait toute la reconnaissance qu’il estime être juste à travers les efforts qu’il ou elle aura pu faire pour mener à bien ce projet.

 

8 / Efforcez-vous sincèrement de voir les choses du point de vue de votre interlocuteur

Lorsque nous abordons un sujet avec un interlocuteur, nous l’abordons tout d’abord par rapport à nous. Nous n’écoutons pas l’autre dans ce qu’il est, ce à quoi il aspire, ce qu’il aime… C’est la plus grande erreur ou comment rater tout début de coopération

En revanche, quand nous voyons les choses du point de vue de notre interlocuteur, nous pouvons bien mieux comprendre ses réactions. Nous imaginons bien mieux alors ses choix de vie, son comportement, ses attitudes. De cette manière, nous relâchons la pression que nous exerçons sur l’autre. Nous n’imaginons pas une seconde à quel point cela peut tout changer.

Nous permettons ainsi à l’autre d’être plus détendu, plus à l’écoute à son tour. Ce principe est simple et à la fois compliqué à mettre en place car nous avons été habitué depuis toujours à fonctionner en partant de nous-mêmes. Comment pourrions nous mieux répondre à nos besoins qu’en nous écoutant en premier ?

Cela parait si logique d’ailleurs pour des parents qui veulent élever leurs enfants d’abord pour eux-mêmes. Pourtant… Nous nous rendons maintenant compte des limites de cette façon de penser et de faire. Se satisfaire soi et satisfaire l’autre est bien plus durable et constructif.

 

idées

9 / Soyez réceptif aux idées et aux désirs des autres

Ce neuvième principe de coopération est assez proche du précédent. Après m’être efforcé de voir les choses du point de vue de mon interlocuteur, je dois aussi être réceptif à ses idées, à ses désirs, à ses propositions. C’est comme cela qu’il se rendra compte que je suis sincère et que je me mets de façon vraie à sa place. En étant connecté à ses idées, ses suggestions, ses initiatives, je lui offre ma reconnaissance et tout l’intérêt qu’il apporte à la relation.

 

10 / Faîtes appel aux sentiments élevés

C’est de cette manière que votre coopération s’élèvera. Lorsque vous voyez les choses de haut, avec recul et discernement, vous vous apercevez beaucoup mieux de vos erreurs ou des choses que vous auriez pu faire autrement. Vous vous connectez à vos valeurs, à vos principes justes et à vos vertus. A toutes ces choses qui font que vous êtes vous-mêmes. Les sentiments élevés permettent d’exalter la dignité de l’être humain. Cela lui donne du sens et la motivation.

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Faire appel aux sentiments élevés, c’est savoir parfois faire passer l’humain avant le business. C’est militer contre l’exploitation des enfants dans les plantation de cacao, et boycotter les produits à l’huile de palme – à cause des conséquences de la déforestation et de la culture intensive -. Arrêter d’acheter des produits de groupes qui ne paient pas leurs impôts dans les pays où ils font leur business… C’est s’engager à être Responsable et se raccrocher à des causes plus grandes qui souvent nous dépassent.

 

11 / Démontrer vos idées spectaculairement, frappez la vue et l’imagination

Que ce soit lors de prises de parole ou en entretien plus restreint, vous devez marquer les esprits et montrer à quel point ce que vous dîtes vous passionnent. Vous devez être enthousiastes et enjoués. L’intérêt est que les gens qui vous auront rencontré ne vous oublieront pas. Vous les aurez laissé mieux que vous ne les aurez rencontré. Et pour ça rien de mieux que d’être naturel positif et enthousiaste. Ouvrez-vous aux autres et communiquez qui vous êtes. N’essayez pas de vous cacher ou de faire semblant. Soyez sincères, honnêtes, transparents. Vous obtiendrez la coopération sans même avoir à la chercher.

 

défi

12 / Lancez un défi

Le défi pour le défi ne sert à rien.

Par contre, lorsqu’il met en perspective une transformation de soi, un dépassement le défi représente un intérêt majeur. Le confort et la tranquillité sont utiles dans certaines situations. Dans d’autres, il est nécessaire d’aller chercher le meilleur. Et cela ne se fait souvent pas dans la facilité et la douceur. Cela exige du travail, des efforts, parfois même des sacrifices.

Tous les sportifs le savent parfaitement. Et cela est valable dans tous les domaines. Les héros anonymes qui sauvent des personnes en situations extrêmes juste parce que leur instinct les a poussé à se dépasser. Les défis sont là pour ça. Cela permet de se transcender, au travers d’un compétiteur, grâce à un record à battre, une performance à établir. Lancer des défis à soi-même et aux autres c’est se donner les moyens d’atteindre des résultats que l’on obtiendrait jamais autrement.

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Stéphane

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