Bonnes résolutions : une astuce efficace

Bonnes résolutions : une astuce efficace

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Bonnes résolutions : ma meilleure astuce pour les tenir !

D’après une étude missionnée par la Fédération Française d’Education Physique et de Gymnastique Volontaire publiée dans Ouest France et effectuée par IPSOS en décembre 2016 sur les bonnes résolutions des Français, 40% d’entre eux souhaitaient se réserver des moments de détente comme première résolution pour 2017. 33 % souhaitaient se réserver des moments en famille ou entre amis et 27% souhaitaient pratiquer l’exercice physique.

Qu’en est-il un an après ?

Une autre étude publiée par Statista  précise que concernant toutes les bonnes résolutions prises en 2016, 11 % des personnes ont réussi à les tenir, 45 % en ont respecté certaines, et 44 % n’ont tenu aucune de leurs résolutions.

bonnes résolutions
“bonnes-résolutions”

Quelles en sont les causes, pourquoi est-il si difficile de tenir ses bonnes résolutions ?

Les réponses peuvent varier, et les avis différer en fonction des personnes, de leurs situations, de leur motivation à les respecter, de la nature même de la résolution au vu de le difficulté de la tâche dont il s’agit. Plus les habitudes sont ancrées et automatiques, plus la difficulté est grande. En effet, par notre partie inconsciente, le cerveau répète sans cesse les mêmes pensées, les mêmes schémas, de façon totalement autonome (notre vie est réglée à 90% par l’inconscient) . Ainsi je répète chaque jour les mêmes choses parce que mon mode de fonctionnement est ainsi fait . Pour résumer, plus je suis inconscient de ce que je vis plus il est ardu de prendre de bonnes résolutions m’imposant des changements dans ma vie quotidienne et plus c’est dur de les tenir.
La raison est logique, lorsque je ne sais pas que je ne sais pas rien n’est envisageable.
En d’autres termes, lorsque je n’ai pas de raison de changer, qu’est-ce qui va me pousser à le faire ?

La notion du pourquoi

Exemple classique : une femme fumeuse depuis 10 ans prend la résolution d’arrêter de fumer pour la première fois parce qu’elle sait qu’il y a déjà eu 2 décès dû au cancer du poumon dans sa famille, et parce qu’elle vient d’apprendre qu’elle attendait un enfant. Malgré les décès et malgré la dépendance, la nécessité pour cette future maman de mettre au monde un enfant non soumis à son tabagisme sera certainement la plus forte. Le sens lui permettra de déplacer les montagnes !
Combien d’exemples de ce type ont permis à des personnes de se révéler face à un vrai challenge ou à une vraie épreuve ? Les héros de guerres en sont un parfait exemple. Le plus souvent ce sont des personnes comme vous et moi qui, à un moment de leur vie, ont pris conscience d’une problématique et se sont engagées pour combattre, de prendre des risques, de prendre partie pour une cause. Et si nous prenions partie pour notre propre cause, celle d’aller vers le meilleur, celle de créer une vie pleine de sens ?
Ce sens est fondamental pour tout type d’actions. Et tenir une bonne résolution est avant tout une action. Une action qui va imposer un engagement personnel vis à vis de soi-même, qui va impliquer des choix, des changements, parfois même des sacrifices. Changer est à la fois simple en terme de décision et en même temps difficile en terme d’actions. Une habitude ancrée est très difficile à modifier si on a pas un vrai moteur pour le faire. Le sens est très logiquement la cause première de toute réussite dans le long terme.
D’autre part, la bonne résolution doit être l’aboutissement d’une vraie réflexion sur le sujet en question. Cette réflexion va permettre de définir plusieurs choses essentielles : la cause et le sens de ce choix, le bénéfice que cela apportera et les actions nécessaires pour aller au bout.

Tenir mes bonnes résolutions : donner du sens à tout prix

La première chose sur laquelle je dois opérer avant de prendre des bonnes résolutions, c’est de poser sur le papier une  liste de questions afin de définir quel est exactement le sens que je souhaite y donner.

Les bénéfices apportés

  • Voir plus clair dans ce qui motive mon/mes choix,
  • Savoir si c’est-ce un choix découlant d’une situation subie ou s’il provient d’un processus intuitif et d’une approche pro-active
  • Mesurer le niveau d’urgence pour le mener à bien,
  • Savoir si cette résolution est SMART (spécifique, mesurable, atteignable, réalisable et fixée dans le temps)
  • Avoir conscience de ce que je suis prêt à faire et à sacrifier pour que ça marche.
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Les questions que je dois me poser pour que mes bonnes résolutions soient suivies d’actes concrets

  • Quelle est la raison qui me pousse, m’oblige, m’intéresse, me motive, m’incite à prendre cette bonne résolution ?
  • Quel intérêt ai-je à prendre cette bonne résolution ?
  • Quelle est ma situation actuelle ?
  • Vers où je souhaite aller ?
  • Ai-je d’autres résolutions à prendre qui dépendent de la première ?
  • Je donne une notre de 1 à 10 sur l’intensité de mon besoin à prendre cette bonne résolution.
  • Qu’est ce qui se passe si je ne vais pas au bout ?
  • Qu’est ce qui se passe si je réussis ?

Cette liste n’étant pas exhaustive, vous pouvez y rajouter vos questions.

Les réponses à ces questions sont primordiales car elles vont permettre :

  • D’élever mon niveau de conscience relatif au besoin de changement
  • De donner du sens pour réussir ce changement

Le moment présent

Bonnes résolutions : connaître le sens pour le trouver avancer

Donner du sens pour garder le bon : maîtriser ses émotions et ses pulsions

La thématique qui ressort directement de toutes ces questions, c’est le sens que je mets à prendre et à tenir dans le temps mes bonnes résolutions.

Donner du sens est selon moi la meilleure façon de réussir. Ce qui est le plus difficile c’est toujours de garder le cap lorsque les pensées, les émotions, les épreuves, obstacles se manifestent. Quand on me propose de sortir plutôt que de m’atteler à la tâche, que l’émotion de plaisir que j’éprouverai à faire quelque chose que j’apprécie serait bien plus facile que de m’imposer des choses pour lesquelles je ne récolte pas de bénéfices dans l’instant. Le sens va me permettre de voir plus loin que l’instant, plus loin que le bout de mon nez, plus loin que je n’aurais peut-être jamais cru. Je dois avoir un désir ardent à changer pour que mes croyances limitantes restent là où elles devraient toujours être : dans le passé.

Je vais vous citer l’exemple publié dans le livre de Daniel Goleman “l’intelligence émotionnelle” qui traîte à la page 124 de son livre d’une expérience menée dans les années 60 par le psychologue Walter Mischel sur des enfants de 4 ans de la garderie de l’université de Stanford. Cette expérience avait pour but de mesurer l’impact émotionnel des enfants à qui on avait fait la proposition suivante : on leur avait déposé sur une table un bonbon qu’ils pouvaient prendre une fois la personne qui leur a expliqué le principe de l’expérience partie. L’autre proposition était d’avoir le droit de récolter deux bonbons après que la personne qui leur a expliqué ce qu’ils devaient faire soit revenue d’une course importante qu’elle devait effectuer.

Cette étude menée sur différents autre aspects liée aux émotions a constaté que 10 années plus tard les enfants qui avaient tout fait pour résister à leur pulsion de prendre un seul bonbon dans l’instant et qui avaient attendu le retour de la personne avaient des caractéristiques comportementales opposées aux enfants qui avaient laissé leur pulsion les guider à prendre un seul bonbon. Ceux qui avaient usé de leur patience étaient devenus des adolescents prêt à affronter la vie en société, ils étaient capables de surmonter les épreuves sans baisser les bras, de surmonter les déceptions et les déboires, ils avaient plus confiance en eux, ils gardaient l’esprit clair lorsqu’ils étaient soumis à des pressions, ils se montraient dignes de confiance, prenaient des initiatives et se lançaient dans des projets. Les autres avaient plus tendance à éviter le contact avec autrui, étaient têtus, indécis, facilement contrariés par l’imprévu et les déboires.

Cette expérience montre que donner du sens représente,  la meilleure manière de rebondir lorsque le doute, les peurs de réussir, de changer, de perdre, de manquer se manifestent là où on ne les attendaient pas. La première question c’est pourquoi je pense prendre telle ou telle résolution, pourquoi j’en ai envie, qu’est-ce que cela va m’apporter une fois que j’aurai réussi ? Est-ce qu’elle vient de mon intériorité personnelle, ou est ce que je la souhaite pour ressembler à quelque chose ou à quelqu’un ? En général, je prends une bonne résolution pour deux raisons. Soit parce que je souhaite mettre un terme à une situation, à une relation, à une habitude limitante après en avoir pris conscience, soit parce que tel ou tel sujet, activité, action est supposé m’apporter plus de bien-être, de plaisir, de joie… Pour ma part, mon principal frein a souvent été la procrastination car le gap entre ma décision et le résultat que j’en attendais était trop important. Le deuxième frein était le changement que je devais induire pour réaliser concrètement ce qui découle de mon choix.

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Bref, se résoudre c’est génial, mettre en pratique et changer c’est là que tout se joue.

Réseau neuronal

Réseau neuronal

Le rôle joué par le cerveau sur mes habitudes comportementales quotidiennes

Mes croyances sont les opinions que j’ai en moi qui se sont forgées au fil de mes expériences. Ces éléments émotionnels factuels vécus ou ressentis ont laissé une empreinte plus ou moins forte dans ma mémoire sachant que les émotions en sont les marqueurs les plus puissants. La partie de mon cerveau qui gère ce qui est lié à la survie (cervelet ou cerveau reptilien) est « collée » en mode automatique à ces mémoires. Ainsi, mon cerveau m’empêchera de prendre des risques et de me mettre dans des situations de dangers potentiels liés aux changements que je veux organiser dans ma vie. Ce dont il a besoin en premier, c’est de sécurité (niveau 2 de la pyramide de Maslow). Le problème c’est l’intensité de la mémoire liée à la peur initiale et le décalage avec l’événement de changement que je veux instituer dans le présent.

Voilà donc tout le sujet : en cas de réel danger cette partie du cerveau prend en charge toute la partie “urgence” par les réactions chimiques du corps pour favoriser le combat ou la fuite. Mais dès qu’il s’agit de changer, de prendre des initiatives, de sortir du cadre ou de la boîte, c’est lui qui me freine ! C’est tout le paradoxe ! La peur de mourir, la peur d’échouer, la peur de réussir, la peur de manquer, la peur du jugement m’ont longtemps empêché de changer. C’est pour cela que c’était très difficile de tenir bon pour aller au bout de mes bonnes résolutions ! Mais ça, c’était avant !

C’est la raison pour laquelle de nombreuses expériences scientifiques ont cherché à mesurer cette incohérence en menant des tests sur le fonctionnement du cerveau exposé au stress, à des situations ou à des stimulis pour mieux comprendre ses réactions. Je vous conseille de lire le placebo c’est vous du Dr Joe Dispenza pour comprendre à quel point notre inconscient est puissant tant dans sa capacité à nous limiter qu’à celle de créer un monde extraordinaire. L’idée de ces recherches est de prendre conscience que ces blessures ou traumas ne sont pas moi bien que cela fasse partie de moi. Cette conscientisation va alors me permettre d’avancer afin de développer une vigilance utile pour modifier ma réactivité émotionnelle, mes croyances, afin de modifier mon inconscient grâce à l’écoute de mon corps et de ses ressentis. Et ceci grâce à l’entraînement et à la répétition continue de solutions connectées à ma conscience. Et, pour ma part, ce qui me fait surtout avancer, ce sont les témoignages de gens que je reçois depuis que j’ai commencé à rédiger ce blog ! Particulièrement celui-ci que j’ai reçu d’un lecteur qui suit mes articles que je publie sur le réseau Linkedin : “Bonjour , C’est un plaisir de vous lire sur LinkedIn, vos publications détonnent parmi la masse de ce qui passe par ce canal. J’ai été sur la touche pendant 20 mois, et je pense que vos publications m’ont aidé à garder le cap. Merci à vous”. Stéphane B.

Le sens va me permettre d’avoir une base solide sur laquelle m’appuyer lorsque je devrai prendre des décisions difficiles ou lorsque le doute s’emparera de moi. Je saurai à juste titre retrouver l’intérêt et le sens que j’aurai eu à prendre cette résolutions pour agir, continuer, et maintenir le cap. A chaque action, à chaque hésitation je me dis que j’en suis là parce que ma nouvelle raison d’être est directement liée à cette résolution et qu’elle remet en cause toutes mes habitudes d’hier. Je saurai toujours pourquoi j’avance dans le respect de mes valeurs, de mon éthique, de ma liberté. Je saurai alors que ces choix font partie intégrante de ma propre personne et cela m’octroiera une vraie puissance.

Pour résumer, le sens que je mets à mes actions doit me ressembler et être à mon image. Pour finir, il est moi.

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Se connaitre est la clé pour réussir à tenir ses bonnes résolutions

Pour toutes les raisons que j’ai évoquées plus haut, j’apprécie la métaphore qui suit car elle est très célèbre et qu’elle illustre parfaitement mon opinion.

il n'y a pas de vent favorable à celui qui ne sait pas où il va
Donner du sens par Sénèque

Et le vent c’est justement pour moi le sens, c’est ce vent qui va me faire avancer, qui va me pousser pour que cette voile dans laquelle le vent va s’engouffrer puisse gonfler et constituer un vrai moteur de réussite personnelle et professionnelle.

Cette métaphore me parle particulièrement. Le sens et l’intention que je mets dans chaque action ne sont que la partie immergée et invisible de leurs futures réalisations. C’est pourtant la partie la plus importante puisque c’est d’elle dont dépend le reste. Je deviens ce à quoi je pense, j’attire ce que je ressens, je crée ce que j’imagine. C’est dans l’invisible de nos imaginaires et de nos croyances que se trouve notre puissance.  Et c’est la partie la plus importante. Ce sont ces éléments fondateurs que l’on ne voit pas. C’est tout le travail invisible intuitif et non quantifiable de départ qui permet de se matérialiser par la suite . A l’image des plans d’une maison, le sens que je mets à réussir un projet me permet de poser le croquis de départ pour ensuite poser la première action, celle de creuser les fondations.  Je me suis retrouvé à plusieurs reprises dans des situations qui m’ont fait prendre conscience de l’impact de mon inconscient et de mes croyances. Cela constitue une puissance redoutable pour concrétiser ou anéantir tout ce que nous voulons construire dans nos vies.  Et si je mêle l’inconscient à cet article, c’est parce qu’il se révèle souvent à travers mes pensées, émotions, paroles, actes. Lorsque que je lui donne du sens, et que celui-ci est réellement aligné avec ce que je pense, les mots que j’emploie et les actes que je pose, alors la magie se produit, tout devient alors possible.

Il est important pour cela d’avoir mené une recherche introspective pour être sûr que telle ou telle résolution correspond à qui je suis ou à qui je souhaite devenir.

Ce qui m’intéresse, c’est d’affirmer haut et fort que me donner du sens c’est déjà aller dans le bon. Cela implique une réflexion de vérité vis-à-vis de soi-même. Cela pose des questions de valeurs, d’étique, de respect de soi-même.  Quand je sais où je vais, je mets toutes les synchronicités, les personnes et les situations qu’il me faut pour avancer dans le bon sens. C’est me respecter, et respecter l’autre. C’est la base de la réussite juste de toute action. C’est aussi apporter ma pierre à l’édifice, partager ma joie sans rien en attendre.

De nombreuses expressions sont très imagées et symboliques : aller dans le bon sens, avoir du bon sens, le sens unique, donner du sens, aller à contre-sens…

Information importante

Cet article participe à l’évènement “Votre meilleure astuce pour appliquer vos bonnes résolutions” du blog Devenez Meilleur. J’apprécie beaucoup ce blog, et en fait mon article préféré est celui-ciCliquez ici pour voter pour mon article si vous l’aimez !

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Ressources : 

Le fabuleux pouvoir de votre cerveau de Deepak Chopra

Le placebo c’est vous du Dr Joe Dispenza

Votre cerveau n’a pas fini de vous étonner de Boris Cyrulnik, Christophe André, Thierry Jansen

La guerre contre soi


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