Aime un homme

Voici un texte que j’ai trouvé et apprécié l’été dernier à l’espace des possibles au fond d’un tiroir où plus personne n’étais allé voir ce qu’il y avait dedans. J’y ai trouvé une perle d’humanité.

“Si tu veux changer le monde, aime un homme… aime le vraiment. Choisis celui dont l’âme appelle véritablement la tienne, celui qui te voir et qui est suffisamment courageux pour avoir peur. Accepte sa main et guide le doucement vers le sang de ton coeur, où il peut sentir ta chaleur autour de lui et s’y reposer, et brûler toutes ses lourdes charges dans tes flammes. Regarde le dans les yeux, au plus profond de lui, et vois ce qui s’y trouve, endormi ou éveillé, ou timide ou impatient. Vois-le dans les yeux et vois aussi ses pères et grand-pères et toutes les guerres et autres folies que leurs esprits ont combattues dans des contrées lointaines il y a longtemps. Regarde leurs souffrances et leurs luttes, leurs tourments et leur culpabilité, sans jugement. Et laisse cela partir. Ressens son fardeau ancestral, et comprends que ce qu’il recherche en toi c’est un refuge sûr. Laisse-le se fondre dans ton regard stable, et sache que tu n’as pas besoin d’être le miroir de cette rage, parce que tu as un utérus, une porte douce et profonde qui soigne et purifie les vieilles blessures.

 

grand mère

La sagesse des grands-mères

Si tu veux changer le monde, aime un homme… aime le vraiment. Assieds-toi devant lui dans toute ta majesté de femme, dans le souffle de ta vulnérabilité, en jouant l’innocence enfantine, dans les profondeurs de ton invitation à une mort florissante, te soumettant avec tendresse pour permettre à sa puissance d’homme de faire un pas vers toi… et nagez ensemble dans l’utérus de la Terre, dans un silence entendu. Et quand il se retire… car il se retirera… fuyant par peur dans sa caverne… rassemble les Grands-mères autour de toi, enveloppe-toi de leur sagesse, entends leurs doux murmures, apaise ton coeur de petite fille apeurée qui t’immobilise… et attends patiemment son retour. Assieds-toi et chante près de sa porte le chant du souvenir, pour qu’il soit encore une fois rassuré.

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L’honnêteté

Si tu veux changer le monde, aime un homme… aime le vraiment. N’amadoue pas le petit garçon avec des ruses et des tours, de la séduction et des pièges pour le leurrer vers une toile destructrice, vers un lieu de chaos et de haine plus terrible encore que toutes les guerres combattues par ses frères. Ce ne serait pas féminin, ce serait une revanche, ce serait le poison de l’abus des époques, le viol de notre monde. Et cela ne donne aucun pourvoir à la femme, elle se diminue en le castrant. Et cela nous tue tous.

Que sa mère l’ait soutenu ou pas, montre-lui la vraie Mère, tiens-le maintenant et guide-le dans ta grâce et tes profondeurs brumeuses jusqu’au centre de la Terre. Ne le punis pas, parce que ses blessures ne correspondent pas à tes besoins ou tes critères. Pleure pour lui de douces rivières, et ramène tout à la maison avec ton sang.

femme

Au coeur du monde

Si tu veux changer le monde, aime un homme… aime le vraiment. Aime le suffisamment pour être nue et libre, aime-le suffisamment pour ouvrir ton corps et ton esprit au cycle de naissance et de mort. Et remercie-le pour l’opportunité de danser ensemble dans les tempêtes qui font rage et les bois silencieux. Sois assez courageuse pour être fragile, et laisse-le s’abreuver aux pétales doux et capiteux de ton être. Fais-lui savoir qu’il peut te tenir, et se lever pour te protéger. Tombe en arrière dans ses bras et fais-lui confiance pour te rattraper. Même si on t’a déjà laissée tomber des milliers de fois avant. Apprends-lui à se rendre en te rendant toi-même, et fusionnez dans le doux néant du coeur de ce monde.

L’amour avant tout

Si tu veux changer le monde, aime un homme… aime le vraiment. Encourage-le, nourris-le, autorise-le, tiens-le, guéris-le. Et à ton tour, tu seras nourrie. Soutenue et protégée par ses bras forts, ses pensées limpides et ses flèches affutées. Car il peut, si tu le lui permets, être tout ce dont tu rêves. Si tu veux aimer un homme, aime-toi, aime ton père, aime ton frère, aime ton fils, aime ton ancien partenaire ; du premier garçon que tu as embrassé, au dernier pour lequel tu as pleuré, remercie pour les dons. Pour les débris dans lesquels tu te trouvais jusqu’à la rencontre avec celui qui se tient devant toi maintenant. Et trouve en lui la graine du renouveau et du solaire. Une graine que vous pouvez nourrir pour aider l’émergence d’un nouveau monde, ensemble”.

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Auteur inconnu

 

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